NEWSLETTER

Suivez le JPV sur

© JPV 2016 | Tous droits réservés.

Réalisé par Centrech

Journal d'un Pigeon Voyageur | DOME, MIRHAB, MINBAR, MINARET : A LA DECOUVERTE DE MES MOSQUEES PREFEREES
Un passeport virtuel pour découvrir le Monde hors des sentiers battus.
JPV, Voyages, Destinations, journal d'un pigeon voyageur, pigeon voyageur, le pigeon voyageur, Voyages en Afrique, Voyages en Europe, Voyages en Asie, Voyages en Amérique, gastronomie, îles, Art, Culture, Hôtels d'exception, Hôtes atypiques.
131
single,single-post,postid-131,single-format-standard,ajax_fade,page_not_loaded,smooth_scroll,,wpb-js-composer js-comp-ver-4.1.2,vc_responsive
 

Blog

p1050942

DOME, MIRHAB, MINBAR, MINARET : A LA DECOUVERTE DE MES MOSQUEES PREFEREES

  |   AFRIQUE, ARCHITECTURE, EDIFICES RELIGIEUX, EGYPTE, ESPAGNE, EUROPE, FRANCE, HISTOIRE & DEVOIR DE MEMOIRE, ISRAEL, LA REUNION, MOMENTS D EVASION, MOYEN-ORIENT, PATRIMOINE DE L'UNESCO, PORTFOLIOS, TOUS, TURQUIE, VOS ENVIES   |   Aucun commentaire

 

lieu des ablutions. Mosquée d’Ibn Touloun. Le Caire, Egypte
 
 
 
   Les articles portfolios, moins de texte et plus d’images, ont fait leur début sur le blog au mois d’août 2014, soit un mois à peine après l’acte de naissance du Journal d’Un Pigeon Voyageur, avec pour objectif d’offrir aux lecteurs différents formats de billets.
 
 
Jusqu’à présent ces portfolios avaient exclusivement pour sujet  un lieu, une ville, une région ou encore un pays (pour les retardataires c’est à découvrir  ici ), traités selon le schéma suivant : quelques mots pour vous en faire la description puis de nombreuses photos pour la découverte en images.
 
 
Aujourd’hui, je désire innover en vous proposant également un portfolio thématique.
 
 
Ce dernier traitera d’un sujet unique mais qui aura la particularité d’être abordé au travers de plusieurs pays.
 
 
Parcourir deux, trois, quatre voire cinq contrées en suivant un seul et même fil directeur, qu’en dites vous ?
 
 
Vous avez hâte de découvrir quel sera le thème de ce billet ?
 
 
Eh bien, même en cherchant bien, je mets ma main à couper que vous ne le trouverez pas !
 
 
Enfin peut être que si quand même car le titre de l’article m’a, suis-je bête, déjà trahie :)
 
 
C’est en parcourant les nombreux livres photos que je réalise puis fais imprimer à mes retours de voyage que, Eurêka, j’ai trouvé le sujet de cet article.
 
 
J’ai, en effet, toujours été fascinée par les lieux de culte et me souviens encore comment, enfant, j’ai découvert, stupéfaite, la grandeur de la basilique de Yamoussoukro en Cote d’Ivoire, pays où je résidais alors.
 
 
Il semblerait que cet intérêt n’ait pas disparu en grandissant puisque, sans être une mordue de la Foi, j’ai réalisé, en feuilletant lesdits albums, que presque tous mes voyages comportaient une visite d’édifices religieux.
 
 
Chrétiens, Juifs, Bouddhistes et Musulmans.
 
 
Dans la mesure où la lumière est souvent jetée sur les premiers, que je vous ai déjà parlé, dans quelques uns de mes précédents billets, de ces derniers mais également des deuxièmes et troisièmes, le choix d’évoquer les édifices liés au culte musulman, donc les mosquées, était donc une évidence pour moi.
 
 
Alors avant de nous envoler, petites précisions sur ce qu’est une mosquée.
 
Placée sous la responsabilité d’un Imam, elle est avant tout un lieu de culte où les musulmans se rassemblent pour prier (la prière étant l’une des 5 prescriptions de l’Islam) lors des 5  prières quotidiennes ou durant  celle, plus importante, du vendredi mais   encore pour célébrer les mariages.
 
 
Quelque fois une madrasa, école coranique où le livre saint mais aussi d’autres matières sont enseignées, peut également y être intégrée.
 
C’est, par ailleurs, à la mosquée que les fidèles versent, le zakat, l’aumône légale (une autre des 5 prescriptions légales de l’islam), qui est calculée annuellement.
 
 
Si l’architecture varie selon les lieux, toutes les mosquées présentent néanmoins des éléments clés intangibles.
 
 
Selon moi une mosquée est donc : un ensemble constitué d’un dôme souvent placé au dessus de la salle principale de prière, de minarets (dont le nombre doit être inférieur à 7 pour ne pas surpasser ceux de la mosquée de la Mecque) au sommet duquel le muezzin appelle à la prière ainsi que  des fontaines ou des zones réservées aux ablutions afin que le fidèle puisse se purifier avant la prière.
 
 
En outre, la mosquée se caractérise par l’absence de statues ou de représentations humaines ou animales dans la salle de prière, une séparation homme/ femme, l’existence du mihrab, niche indiquant aux fidèles la Quibla c’est à dire la direction vers laquelle ils doivent se tourner durant la prière ( en l’occurrence la Mecque).
 
 
Il ne faut pas non plus oublier le minbar, une chaire souvent située à droite du mihrab depuis laquelle les prêches sont prononcées, ainsi que les tapis posés au sol dans la salle des prières afin que les fidèles, qui ont laissé leurs chaussures à l’entrée de la salle pour ne pas y faire entrer des impuretés, puissent y marcher pied nus.
 
 
Voila tout est dit  !
 
 
Afrique, Europe, Moyen-Orient, DROM (Département et Région d’Outre Mer),   je vous emmène à présent à la découverte de quelques unes de ces belles mosquées que j’ai pu visiter.
 
 
NOOR AL ISLAM, LA LUMIÈRE DE SAINT DENIS
 

 

 
 
 
Début août 2010, alors que j’arpentais la rue du maréchal Leclerc à Saint Denis, la capitale de l’île de la Réunion où je terminais un périple commencé deux semaines plus tôt,  j’ai remarqué, au loin, le haut minaret blanc de la mosquée Noor Al Islam (nom qui signifie la lumière de l’Islam)
 
 
Parcourir cette, principale et toujours très animée, artère commerciale de la ville permet de prendre la mesure du brassage culturel et religieux de l’île.   
 
 
Ici des femmes comoriennes effectuant quelques achats, plus loin des temples chinois, là des boutiques, proposant des produits alimentaires, tenues par des indiens, un peu plus loin encore quelques enseignes que l’on retrouve dans d’autres régions de France, en face des cafés où sont attablés des métropolitains.
 
 
Sans oublier les magnifiques chérubins, issus de tous ces métissages, qui se délectent de délicieux sorbets exotiques devant un glacier situé à proximité !
 
 
C’est donc dans cet environnement multiethnique et multiconfessionnel que se trouve cette mosquée dont le portail en bois s’ouvre sur la rue.
 
 
   Bâtie à partir de la fin du XIX eme siècle par des commerçants originaires d’Inde et inaugurée en 1905, cette mosquée d’obédience sunnite (la plus grande de l’ile et l’une des plus anciennes de France) m’a semblée être un havre de paix.
 
 
Une fois la porte d’entrée franchie, j’ai été séduite par sa vaste superficie (insoupçonnable depuis la discrète entrée) son patio ainsi que ses nombreux bassins aux ablutions.
 
La prédominance, dans l’architecture, des couleurs blanche et verte confère également à ce lieu un caractère apaisant.
 
 
Je l’ai, pour ma part, ressenti ainsi.
 
   Malheureusement, je n’ai pas pu la visiter davantage car c’était l’heure de la prière, de surcroit, un vendredi . 
 
Pour l’explorer, il aurait donc fallu que j’attende la fin de la prière et surtout que je le fasse dans le cadre d’une visite guidée réservée au préalable.
 
 
Dommage, ce sera peut être pour une prochaine fois.
 
En attendant, voici donc quelques photos prises à l’extérieur de la mosquée car les prises de vue, à l’intérieur, y sont interdites.
 
le minaret
 

 

 

 

unique photo prise à l’intérieur de la mosquée avant qu’une personne ne m’indique que les photos n’étaient pas autorisées    

 

LE CAIRE OU LA VILLE DES MINARETS

EGYPTE

 
 
   A l’évocation de la ville du Caire, tout le monde pense aussitôt aux pyramides de Gizeh, au Musée Égyptien du Caire et à son masque d’or de Toutankhamon ou alors à la place Tahrir, surnommée, depuis le Printemps Arabe,  place de la Révolution.
 
 
Mais le Caire c’est aussi, comme j’ai pu m’en rendre compte lors de mes deux séjours de 2008 et 2011, la ville égyptienne ayant la plus grande concentration de mosquées.
 
 
   En effet, on dénombre dans le quartier, historique, islamique du Caire, classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco, plus d’une centaines de ces lieux de culte.
 
 
Dès lors, comment savoir laquelle visiter ?
 
 
En ce qui me concerne le choix a été plutôt simple car j’ai eu un coup de cœur pour celle construite par Mehemet Ali, dans la Citadelle, et dont j’avais vu quelques superbes clichés avant mon départ. 
 
 
Je devais donc impérativement la visiter !
 
Pour les autres, j’ai suivi les conseils prodigués par le chauffeur de taxi qui m’a déposée, lors de mon premier séjour, à la Citadelle.
 
La mosquée du SULTAN HASSAN  
 
lieu des ablutions
 
 
   Ma première visite a été pour celle du Sultan Hassan, située en face de la Citadelle et juste à côté de la mosquée El Rifai.
 
 
La mosquée du Sultan Hassan, construite au 14 ème siècle, a, entre autre pour particularité d’avoir également servie comme madrasa ( école coranique)
 
J’ai été impressionnée par la grande cour et sa fontaine à dômes, servant aux ablutions, la grande salle de prière ainsi que le mausolée destiné au Sultan Hassan qui se trouve derrière celle ci.
 
Un beau lieu donc.
   
 

 

 

 

 

 

 

 

 
fontaine aux ablutions dans la cour
 
 
 
 
 
 
salle de prière

 

 
minbar
mihrab

 

le mausolée du sultan
 
 
L’étonnant minaret de la mosquée d’IBN TOULOUN
 
cour de la mosquée et minaret à escalier extérieur

 

Cette mosquée, la plus vieille d’Égypte (car ouverte à la prière au 9 ème siècle) mais pourtant délaissée par les touristes, a été le deuxième édifice religieux musulman que j’ai visité.
 
 
Elle surprend par son architecture, de style irakien, rappelant le plan adopté pour celle de la ville irakienne de Samarra.
 
 
   Après avoir gravi les quelques marches de la cour qui la précède et échangé mes chaussures contre des babouches , j’ai enfin pu me promener quelques minutes dans la mosquée et surtout admirer d’un peu plus près : sa cour carrée, sa grande salle de prière ainsi que ses minarets ouverts dont celui à escalier extérieur en spirale que j’ai trouvé magnifique !
 
 
Après cette visite, je me suis rendue, comme je vous le raconterais bientôt, dans le très atypique Musée Gayer Anderson, mitoyen de la mosquée

 

une partie de l’enceinte de la mosquée d’Ibn Touloun
 
l’autre coté de l’enceinte, près du musée Gayerson
l’entrée de la mosquée
 

 

 

les voûtes intérieures
 
 
 

 

inscriptions religieuses
 
 
 
 
vue sur l’enceinte de la mosquée Ibn Touloun

 

La mosquée de MEHEMET ALI à la CITADELLE
 
salle des prières

 

 
   Cette dernière, l’une des trois mosquées situées dans la Citadelle, successivement place forte ayant protégé la ville contre les invasions étrangères, résidence des souverains égyptiens, caserne militaire puis prison, a été mon véritable coup de cœur.Même si je n’ai pas été en mesure de visiter toutes les grandes mosquées du Caire, celle ci fait, à mon sens, partie des incontournables de la capitale égyptienne.
 
 
   Construite au 19 ème siècle, l’édification de cette mosquée a été inspirée par celle des deux plus grands lieux de culte musulmans stanbouliotes d’alors à savoir la mosquée Bleue et Agya Sofia dont je vous parlerai plus loin.
 
 
L’extérieur de cette mosquée de la Citadelle est digne d’intérêt à plus d’un titre :  plusieurs terrasses offrant une magnifique vue panoramique sur toute la ville, une jolie fontaine aux ablutions dans la cour, les belles arcades en albâtre de la mosquée, ainsi qu’une horloge, endommagée pendant le voyage depuis Paris et n’ayant jamais fonctionné, offerte par le roi français  Louis Philippe en guise de remerciement pour l’obélisque reçu ( lequel trône désormais Place de la Concorde à Paris).
 
   Une fois à l’intérieur de la mosquée, où il fait toujours frais en raison de l’albâtre utilisée pour la construire, je suis tombée sous le charme de la grande salle de prière, sa coupole et ses lampadaires suspendus à des chaînes.Mon coup de cœur initial se confirmait !
 
 
En sortant de l’édifice, le guide, trouvé sur place et avec lequel j’avais fait la visite, m’a proposée de poursuivre l’ exploration au palais de Gawhara, jouxtant la mosquée, qui est l’ancienne résidence privée de Mehemet Ali.
 
 
On ne visite cependant qu’une salle contenant du mobilier.
 
Si ce musée ne m’a pas laissée un souvenir impérissable, la mosquée de Mehemet Ali est un real MUST DO au Caire !!
 
 
Bon allez quelques photos du bijou cairote :)

 

 
 
la Citadelle et la mosquée de Mehemet Ali

 

 
 

 

 
quelques photos à l’extérieur de la fameuse mosquée

 

 

 

les arcades

 

la fontaine aux ablutions dans la cour

 

le panorama sur la ville depuis ces guérites est magique !

 

 

 

 
 
 

 

 
la fameuse horloge offerte par le roi Louis Philippe

 

 
 

 

 

 
les dames qui m’ont donnée une robe verte et des chaussons à enfiler avant d’entrer dans la mosquée    

 

inside !
 
 

 

 

 

 
 
la vue sur le Caire depuis les terrasses de la mosquée
 

  

 
la résidence jouxtant la mosquée
 

 

  

 
LES VESTIGES DE L’AL-ANDALUS  (ÉPOQUE DE L’ANDALOUSIE MUSULMANE)
 
 
La MEZQUITA de CORDOUE
  
  
 
Le 11 mars 2011, alors que le monde apprenait  la catastrophe de Fukushima, je m’ envolais pour un week-end prolongé à Séville, une ville dont tout le monde m’avait vantée les attraits touristiques et que j’avais désormais hâte de découvrir.
 
 
Malgré la pluie qui n’a pas cessé de tomber durant tout mon séjour, je suis tombée sous son charme incontestablement lié à son empreinte arabo andalouse.
 
 
Il n’en fallait pas plus pour qu’à mon retour je commence à planifier un voyage, plus long, pour partir à la découverte des sites majeurs de l’Andalousie.
 
 
   C’est ainsi qu’à noël 2012, je me suis enfin envolée pour le sud de l’Espagne et ses nombreux sites classés au patrimoine de l’Unesco.
 
 
Au rang de ceux ci figure notamment la Mezquita, la grande mosquée de Cordoue construite au 8 eme siècle.
 
 
C’est la seule d’Espagne à avoir été conservée et également l’une des plus grandes du monde !
 
De quoi attiser davantage ma curiosité !
 
Et pour cause !
 
Cette mosquée a non seulement une histoire étonnante mais elle se révèle être aussi un véritable bijou architectural !
 
  Destin atypique car elle a été édifiée par les musulmans sur le site d’une ancienne basilique wisigothe dont on peut encore voir quelques vestiges dans le petit musée se situant dans l’enceinte de la mosquée. 
 
 
Puis après la Reconquête de Cordoue, les rois catholiques y élevèrent, au 13ème siècle, une cathédrale.
 
 
Mais c’est au roi Charles Quint que l’on doit la construction en son sein, au 16 ème siècle et après avoir détruit une bonne partie du cœur de la mosquée, de la somptueuse chapelle catholique qui se trouve aujourd’hui imbriquée dans ce lieu voué au culte musulman.
 
 
Le roi regretta, après coup, d’avoir ordonné ces travaux au vu de la beauté de la mosquée.
 
Mais il était déjà trop tard.
 
Ce destin explique le surnom de mosquée-cathédrale donnée à la Mezquita.
 
 
Mais ce qui frappe avant tout c’est la beauté de l’architecture de cet édifice religieux.
 
 
Avant même d’y pénétrer j’ai été subjuguée par l’extérieur de la mosquée : beauté des portes d’entrée de l’enceinte ceinturant l’édifice, jolie cour des orangers où avaient lieu les ablutions avant d’y pénétrer ainsi que les superbes fontaines au style mudéjar s’y trouvant.
 
 
Le clou du spectacle demeure cependant la salle des prières et son alignement de plusieurs centaines de colonnes en marbre ainsi que d’arcs superposés de couleur blanche et rouge.
 
L’image d’Épinal de la Mezquita !
 
 
Autant vous dire que je me suis sentie comme transportée dans une autre époque !
 
 
Cette mosquée, l’un de mes coups de cœur de ce voyage, vaut donc incontestablement le détour pour quiconque fait une halte en Andalousie.
 
quelques photos de l’extérieur de la mosquée
 

 

 

 

dans la Cour des Orangers de la Mezquita
 

 

 

 

 

 

 

 

dans la mosquée : vestiges chrétiens et musulmans
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

vestiges de l’époque wisigothe dans le musée de la mosquée
 

 

 

 
La GIRALDA de SEVILLE

 

la Giralda illuminée, de nuit, à quelques jours de Noël
 
 
A y regarder de plus près la Mezquita n’est pas le seul vestige religieux islamique encore présent en Andalousie !
 
 
En effet, il en reste un à Séville : la Giralda, classée au patrimoine mondial de l’Unesco !
 
 
Cette grande tour carrée, inspirée dans sa construction par celle de la mosquée Koutoubia de Marrackech, qui domine aujourd’hui la cathédrale de Séville était autrefois le minaret de la Grande Mosquée de la cité.
 
 
Cette dernière datant de l’époque almohade (soit au 12 ème siècle).
 
 
Le muezzin accédait au sommet du minaret a cheval pour lancer son appel a la prière.
 
 
   Après la Reconquête de l’Espagne par les rois catholiques, ces derniers ont, au 16 ème siècle,  reconverti la mosquée en cathédrale et fait surélever le minaret auquel ils ont ajouté des clochers.
 
 
Au dessus de ces derniers trône une énorme statue, symbolisant la Foi, qui sert de girouette.
 
 
C’est elle qui a donné son nom, la Giralda, à la tour.
 
   Aujourd’hui, après quelques minutes de montée, l’ on se retrouve au sommet de la Tour.
 
 
Une vue panoramique, valant le détour, sur Séville s’offre alors au visiteur.
 
 
A vous les gargouilles de la cathédrale, la vue sur l’Alcazar, les Arènes de Séville ou encore la Cour des Orangers !
 
 
A ne pas manquer !
 
quelques clichés de la Giralda
 

 

vue depuis la terrasse de l’hôtel Murillo dans le quartier de Santa Cruz à Séville

 

vue depuis l’Alcazar  
dans la cathédrale
 

 

 

au sommet de la Tour
 

 

 

vues sur Séville depuis le sommet de la Tour
 
les arènes de Séville
 

 

 

 

 

 

la cour des orangers de la cathédrale, depuis la Giralda

 

 

 

la Giralda de nuit
 
 
ISTANBUL ET SES JOYAUX TURQUIE
 
 
La mosquée BLEUE

 

 

Lors de ma première visite, en 2008, de la mosquée de Mehemet Ali à la Citadelle cairote, le guide avec lequel je l’avais découverte m’avait indiquée que la construction de cette dernière avait  en grande partie été inspirée par deux mosquées d’Istanbul.
 
 
Celle de la mosquée Bleue et celle de Sainte Sophie, laquelle était à l’époque encore une mosquée .
 
 
Éblouie par celle du Caire j’avais donc hâte, en ce week-end pascal 2013,  de découvrir celles de l’ancienne Constantinople.
 
 
Elles ne pouvaient, à mon sens, qu’être aussi voire plus belles que celle de la capitale égyptienne.
 
 
  Située en face de la superbe Sainte Sophie, avec laquelle elle rivalise de beauté, cette mosquée  Bleue à six minarets, fut bâtie, au 17 ème siècle et en seulement six ans,  par le sultan Ahmet 1 er .
 
 
J’ai du m’y prendre à deux fois pour la visiter car elle est toujours utilisée en tant que  lieu de culte.
 
Les visites ne sont donc possibles qu’en dehors des heures de prière.
 
 
Lorsque je m’y suis rendue la première fois, c’était à l’ heure de la troisième prière laquelle venait juste de débuter.
 
 
J’ai donc rebroussé chemin et je suis revenue le lendemain.
 
 
    Après avoir franchi la porte d’entrée réservée aux non musulmans, située dans la cour à droite de l’édifice,  m’être recouverte la tête et les épaules d’une écharpe et m’être déchaussée, j’ai enfin pu pénétrer dans la mosquée où beaucoup de touristes se pressaient déjà !
 
 
J’ai immédiatement été impressionnée par la grande beauté des dizaines de milliers de faïence d’Iznik, à fond bleu, qui la recouvrent à l’intérieur, sur lesquelles sont représentés divers motifs dont notamment de jolies roses.
 
 
Ces faïences bleues sont d’ailleurs à l’origine du surnom donné à la mosquée.
 
 
L’impressionnante coupole centrale est également un joyau.
 
 
Les cerceaux de lumière m’ont, quant à eux,  rappelée ceux vus à la Citadelle du Caire.
 
 
Malgré la beauté indéniable du site, je lui ai quand même préféré la mosquée égyptienne de Mehemet Ali
 
 
 L’élève aurait -il dépassé le maître ?
 
Qu’en dites vous ?

 

 quelques photos de la Mosquée Bleue de l’extérieur
 

 

 

vue sur Sainte Sophie depuis la Mosquée Bleue        
 
dans la cour de la mosquée

 

 

 

 

 

 

à l’intérieur de la mosquée Bleue
 

 

 

 
tapis de la mosquée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
AGYA SOFIA, un édifice religieux qui cristallise les tensions

 

 
 
 
 Impossible de ne pas connaitre  Agya Sofya (qui signifie Église de la Sagesse en turc)
 
 
 Cet imposant édifice religieux avec son dôme de 55 mètres et ses 4 minarets est sans conteste l’image d’Épinal d’Istanbul.
 
 
     Ce que l’on sait moins c’est que son destin  a été marqué par plusieurs changements d’affectation de culte.
 
 
Église chrétienne, construite dès le 4 ème siècle, elle devient la basilique Sainte Sophie que l’on connait aujourd’hui, au sixième siècle, sous le règne de l’empereur Justinien qui la fait édifier.   
 
 
C’est alors l’un des monuments les plus spectaculaires de la chrétienté: tant par ses dimensions imposantes,  sa beauté que par les matériaux précieux utilisés pour sa décoration. Mosaïque en or, argent, ivoire, marbre vert ! Pendant plus de 9 siècles, la basilique sera donc consacrée au culte chrétien.
 
 
Cependant cette destination prend fin  à la prise de Constantinople par les ottomans, et notamment le sultan Mehmet II en mai 1453.
 
 
Tout est alors mis en place pour faire oublier le passé chrétien de l’édifice lequel est en conséquence transformé en mosquée.
 
 
 Les mosaïques byzantines sont recouvertes, les symboles chrétiens sont remplacés par ceux de l’islam : croissant,  médaillons accrochés sur les murs principaux indiquant dans une très belle calligraphie le nom d’Allah, un mihrab est construit.
 
 
Pendant plus de 4 siècles, l’édifice servira ainsi en tant que mosquée.
 
 
En 1935, Mustafa Kemal dit Atatürk, dans l’esprit de la république laïque qu’il a fondée en 1923, décide de transformer les lieux en un musée ouvert à tous où les symboles propres  au Christianisme et à l’Islam sont religieusement restaurés et conservés.
 
 
J’ai pour ma part été séduite par cette dualité et époustouflée par la grande beauté des lieux lorsque j’y ai pénétré en ce dimanche matin de mars 2013.
 
 
Ce sentiment était également partagé par les milliers de touristes qui la visitaient en même temps que moi (il faut se lever de très bonne heure et faire une queue parfois interminable pour pouvoir la découvrir mais le jeu en vaut VRAIMENT la chandelle).
 
 
Toutefois, cette situation va peut être bientôt évoluer car sous la pression du parti islamiste AKP, le gouvernement turc envisage depuis quelques mois la reconversion de ce musée en mosquée, alors que la ville en compte déjà plusieurs milliers.
 
 
Ce nouveau changement d’affectation et le retour à l’Islam de ce merveilleux musée veut s’inscrire dans la décision, notamment, prise fin 2011 de rendre au culte musulman d’autres églises.
 
 
C’est ainsi que l’Église Sainte Sophie d’Iznik, ayant connu le même destin que celle d’Istanbul à savoir église catholique, mosquée puis musée durant la première république turque, est redevenue une mosquée en novembre 2011.
 
 
Pour ce qui est de Agya Sofia rien n’est encore joué. Time will tell.
 
 
D’ici là, si vous faites escale à Istanbul ne manquez pas cette ex basilique-mosquée devenue musée il y’a 69 ans !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

 

 
 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AKKO ET LA MOSQUÉE EL JAZZAR ISRAËL

 

 

Comme je vous l’ai raconté dans mon second opus consacré à la Terre Sainte, j’ai profité de mon séjour à Tel Aviv pour m’échapper, l’espace de quelques heures, à St Jean d’Accre ou Akko, une ville située à environ deux heures de route de la capitale économique du pays.
 
 
Des que j’ai pénétré dans cette ville fortifiée, mon regard a aussitôt été attiré par un dôme vert et un minaret élancé se dressant au loin. 
 
 
Ceux de la mosquée El Jazzar, la deuxième plus grande mosquée d’Israël après celle d’Al Aqsa à Jérusalem.
 
 
   Je ne vais pas vous refaire le récit de ma découverte de cette mosquée, construite au 18 ème siècle, mais  pour rappel voici quelques images de cette dernière.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

Je regrette, par ailleurs, comme je vous le rappelais ici, de ne pas avoir été en mesure de me rendre, en raison des tensions qui régnaient alors à Jérusalem, sur l’Esplanade des Mosquées.
 
 
J’aurais souhaité visiter le Dôme du Rocher ainsi que la Mosquée Al Aqsa, deux édifices sacrés pour les musulmans qui sont, de ce que j’ai ouïe dire, d’une grande beauté.
 
 
 A défaut, je me suis donc contentée de les photographier depuis le Mont des Oliviers et la vieille ville de Jérusalem.
 
le dôme et le mur des lamentations
le dôme depuis le Mont des Oliviers
le dôme et la mosquée al aqsa
 
 
 
 
le dôme depuis une école située dans la vieille ville de Jérusalem
 
 
mosquée Al Aqsa depuis les remparts de la vieille ville
 
 
LA GRANDE MOSQUÉE DE PARIS
 
 

 

 
  Je ne pouvais pas clore ce portfolio sur les mosquées sans faire honneur à la Grande Mosquée de Paris, située dans le 5 ème arrondissement. 
 
 
Je me suis finalement décidée à l’explorer, il y’ a une dizaine de jours, lors d’une visite guidée, fort intéressante, organisée par la mosquée !
 
 
Il était temps, après plus d’une décennie dans la capitale française :)
 
 
   Construite dans les années 1920, par plusieurs centaines d’artisans venus d’Afrique du Nord, elle est d’un style hispano-mauresque.
 
 
J’ai ainsi pu découvrir de magnifiques bassins, jardins, et fontaines, semblables à ceux que j’ai pu voir, il y’ a presque deux ans, dans les différents palais d’Andalousie.
 
 
Mais également  un immense patio à colonnades, aux murs décorés de belles mosaïques, au sol en marbre, et au plafond en bois de cèdre.
 
 
Sans oublier la salle des prières et son lustre réalisé par les artisans marocains de Fez ou encore la superbe bibliothèque.
 
 
 
   Outre cette enrichissante visite guidée, la Mosquée de Paris a un autre, non négligeable, atout : son salon de thé
 
 
J’ai pris beaucoup de plaisir à déguster, en terrasse, un thé à la menthe accompagné de succulentes cornes de gazelles !
 
 
 
Pâtisseries qui semblaient également intéresser les pigeons car ils ne m’ont pas lâchée d’une semelle tant que je n’avais pas terminé mes douceurs orientales :)
 
 
Certains clients y fumaient également la chicha, tandis que d’autres semblaient béats d’admiration devant les jolies faïences colorées qui ornent les murs de la terrasse.
 
 
Aux beaux jours, l’endroit doit être encore plus magique !
 
 
   Pour ceux qui auraient un petit creux, un restaurant, lui aussi logé dans un joli écrin, permet de goûter à tous les classiques de la gastronomie orientale.
 
 
Je ne l’ai pas testé mais les plats que j’ai vu passer avaient l’air très appétissants :)
 
 
 
Eh oui la gourmande que je suis ne perds jamais le nord :)
 
 
quelques clichés de l’extérieur de la mosquée
 
 

 

 

 

 
 
 
 

 

 
 
 
 

 

 

 
 

 

 
 
 
entrée du salon de thé et du restaurant
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
corne de gazelle (en blanc)
 
 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
le lieu du crime
 
 
 

 

 

 

le restaurant
 
square en face de la mosquée    

 

 

 

 

c’est parti pour la visite de la mosquée
 

 

 

 

 

 
 
 

 

 

 

patio et fontaine aux ablutions, en arrière plan la salle des prières
 
 
 
 
l’entrée de la salle des prières

 

 

 
 

 

 

 

 

 
 
 
 
 

 

la toit rétractable qui recouvre le patio
  
 
 
 
Avec la guide dans la bibliothèque

 

 

 

 
exemplaires du Coran dans la bibliothèque
 
bibliothèque

 

 

 

 

 

 

dans les jardins de la mosquée
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

C’est sur cette note parisienne que s’achève ce premier portfolio thématique qui je l’espère vous aura plu :)

 

Le Pigeon Voyageur

AUTEUR - Le Pigeon Voyageur

Et si le cœur vous en dit, vous pouvez également partager avec moi vos impressions, émotions et pourquoi pas interrogations après lecture de cet article et découverte de ces photos (toutes prises par mes soins). Alors à vos plumes !

Aucun commentaire

Faire un commentaire