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ÉCHAPPÉE DANS L’EURE, MES 6 INSOLITES ESCALES

  |   ARCHITECTURE, EUROPE, FRANCE, GASTRONOMIE, NATURE, VOS ENVIES   |   2 Comments

 

Moulin d’Andé, Andé

 

 

J’ai mis à profit mon récent séjour à l’extraordinaire Château de Bonnemare pour poursuivre mon exploration de l’Eure.

 

Cet attachant département normand que j’avais déjà eu l’occasion de sillonner.

 

Faisant, notamment, escale à l’iconique village de Giverny; arpentant celui, tout aussi charmant, de Vernon; m’extasiant devant la beauté du Château Gaillard ; admirant les maisons à pans de bois outre la halle, à l’indéniable cachet, de Lyons-la-Foret; investissant l’atypique chambre d’hôtes La Dîme et m’attablant, avec joie, à l’enchanteur Jardin des Plumes.

 

Grande aurait alors été la tentation de circonscrire l’attrait touristique de l’Eure auxdits sites, jouissant pour certains d’une renommée internationale.

 

Reste qu’y céder m’aurait toutefois privée du bonheur de pouvoir toucher du doigt les autres trésors, parfois encore confidentiels, qui s’y dévoilent.

 

Or là résidait, justement, mon envie.

 

De Radepont à Louviers en passant par Connelles, Amfreville-Sous-Les-Monts et Andé, voici donc l’itinéraire de ma dernière échappée euroise.

 

Placée sous le signe de grandioses panoramas, demeure atypique, séculaire édifice religieux, bâtisse historique et moulins métamorphosés. 

 

 

L’HISTORIQUE CHÂTEAU DE RADEPONT

 

 

 

 Érigée, au 12 ème siècle, par le roi anglais Richard Cœur de Lion avant d’être détruite par le souverain français Philippe-Auguste; la forteresse originelle de Radepont s’est, au 19 ème siècle, muée en un château de style Louis XIII (dont la charpente fut réalisée par les ateliers de Gustave Eiffel) bâti pour l’industriel LeVavasseur, possédant les usines de filature construites à proximité.

 

A partir de la fin des années 1930, le séculaire édifice devient la propriété de l’Armée du Salut avant d’être finalement racheté, en 2013, par un couple russe souhaitant le réhabiliter.

 

En attendant sa réouverture au public, l’on se contentera, pour l’heure, d’admirer sa majestueuse façade depuis la route.

 

 

L’ABBAYE, CLASSÉE, NOTRE DAME DE FONTAINE-GUERARD 

 

église abbatiale

 

Impossible de se rendre à Radepont sans marquer une halte à l’envoûtante abbaye cistercienne de Fontaine-Guérard.

 

Fondée par le comte Robert de Leicester, au début du 13 ème siècle, près d’une source naturelle éponyme située au cœur d’une nature luxuriante; classée sept siècles plus tard aux monuments historiques et appartenant, depuis 2013, à un propriétaire privé,

 

la source de la Fontaine-Guérard

 

 

cette abbaye de femmes se distingue irrémédiablement par la beauté de son architecture anglo-normande.

 

Des ruines de la chapelle Saint-Michel

 

 

 

à la majestueuse église abbatiale,

 

 

 

 

  en passant par le pin et le marronnier, jouxtant celle-ci, dont les branches entrelacées évoqueraient le  souvenir des légendaires amants, Mathilde et Raoul, qui seraient enterrés dans l’abbaye, 

 

 

 

le dortoir des moniales,

 

 

 

la salle capitulaire,

 

 

 

les jardins des Sculptures, 

 

 

 

des Simples outre celui des Eléments

 

 

difficile de ne pas d’emblée succomber au charme des lieux.

 

 

L’IRRÉSISTIBLE PANORAMA DE LA COTE DES DEUX AMANTS, AMFREVILLE-SOUS-LES-MONTS 

 

 

 

A dix kilomètres de Radepont,  le site du panorama de la côte des Deux Amants est le lieu où s’est écrit le dernier acte de la tragique légende, évoquée dans un lai médiéval écrit par Marie de France, de ces célèbres amoureux normands.

 

 

 

En effet, pour obtenir la main de Mathilde, fille du seigneur Robert de Canteloup dont il était épris, le jeune Raoul de Bonnemare dut, pour se plier aux desiderata de son futur beau-père, la porter sur son dos jusqu’au sommet d’une côte abrupte.

 

Où il mourut, malheureusement, d’épuisement, sitôt arrivé.

 

Mathilde, inconsolable, se suicida, peu après, en se jetant du haut dudit sommet.  

 

Saisi de remords, le seigneur de Canteloup décida donc de faire construire en ces lieux un prieuré leur étant dédié.

 

Remplacé, à la fin du 17 ème siècle, par le couvent des Genovéfains.

 

Aujourd’hui, le site de la Côte des Deux Amants offre, notamment, d’inoubliables perspectives sur la Seine et l’Andelle, la vallée de l’Andelle, les écluses d’Amfreville et les lacs de Lery-Poses.

 

Magiques panoramas, non ?

 

 

 

LA MAGNIFIQUE TRANSFORMATION DU MOULIN DE CONNELLES,  CONNELLES

 

véranda du restaurant du Moulin de Connelles

 

Comme à Andé, l’ancien moulin à roue pendante de Connelles, datant du 17 ème siècle et ayant servi, jusqu’au milieu du 19 ème, à moudre du blé avant de voir, in fine, son mécanisme démonté, a, au fil des siècles, connu plusieurs vies.

 

 

 

Puisqu’après avoir, au début du 20 eme siècle, été reconstruit sous forme de manoir anglo-normand, il a, à la fin des années 70, fait l’objet d’une transformation en hôtel-restaurant avant d’être, quelques années plus tard, fermé puis définitivement abandonné.

 

Il faudra attendre 1989 pour voir s’y opérer une renaissance, lorsqu ‘aux termes d’importants travaux de rénovation de nouveaux propriétaires y installent un autre idyllique hôtel-restaurant.

 

Ainsi, à la beauté du bucolique cadre naturel dans lequel se niche la propriété,

 

 

 

vient, par ailleurs, s’ajouter une magnifique table ayant assurément à cœur d’éblouir ses hôtes.

 

Une finalité qui, tout d’abord,  transparaît dans le charme des lieux où il est possible de déguster les si exquis mets concoctés.

 

Qu’il s’agisse des jardins,

 

 

 

de l’élégante salle à manger jouissant, par ses baies vitrées, d’imprenables vues sur le fleuve

 

 

 

 

ou de la splendide véranda invitant à la contemplation.

 

vue sur le fleuve depuis la véranda du restaurant du Moulin de Connelles

 

 

L’émerveillement se poursuit ensuite dans les assiettes graphiques célébrant, de manière contemporaine, la richesse du terroir culinaire français, en général, et normand plus particulièrement.

 

 Délicieuse crème brûlée au foie gras, goûteuses noix de Saint Jacques rôties et gourmande tarte tatin aux pommes caramélisées accompagnée d’une régressive crème chantilly : mes papilles gardent un souvenir ému de ce déjeuner ensoleillé.

 

 

 

 

LE PHOTOGÉNIQUE MOULIN D’ANDE, ANDE

 

 

 

Bâti, à la fin du 12 ème siècle, au cœur d’un somptueux paysage, l’historique Moulin en pans de bois d’Andé, classé Monument historique, fait, à quadruple titre, figure de lieu d’exception.

 

D’abord parce qu’il est l’un des derniers témoignages de moulin à roue pendante, c’est à dire dont la roue est suspendue au dessus de l’eau, visible en France.

 

 

 

Ensuite, parce le vaste parc le ceignant est, également, inscrit au patrimoine historique hexagonal.

 

 

 

Autant d’irrésistibles panoramas dont on peut d’ailleurs profiter en séjournant dans l’une des nombreuses chambres aménagées sur place.

 

Mais le dernier attrait, et non des moindres du Moulin d’Andé, tient à sa métamorphose, au début des années 60 et sous la houlette de, sa propriétaire, Suzanne Lipinska, en un renommé lieu culturel.

 

Qui après avoir, autrefois, été le théâtre de tournages de films ( Le Combat dans l’Île, Jules et Jim) outre un refuge, indifféremment fréquenté, par des cinéastes de la Nouvelle-Vague (Truffaut, Malle), des acteurs (Jean-Louis Trintignant), de nombreux écrivains (Ionesco, Perec) y ayant trouvé l’inspiration pour rédiger leurs œuvres fait, aujourd’hui, figure de résidence d’artistes et d’espace accueillant, en parallèle, concerts, spectacles et autres manifestations culturelles.

 

LA SPECTACULAIRE MAISON A VAISSELLE CASSÉE, LOUVIERS

 

 

 

 

A un peu moins d’une trentaine de kilomètres de Radepont, l’ancienne cité drapière de Louviers cache plusieurs pépites.

 

Dont l’atypique Maison à Vaisselle Cassée fait indubitablement partie.

 

 

 

Un véritable bijou d’Art Brut qui m’a rappelée l’exclusif Palais Idéal bâti dans la Drôme, entre la fin du 19 ème et le début du 20 ème siècle, par Facteur Cheval.

 

 

 

Oeuvre de toute une vie, la superbe Maison à Vaisselle Cassée est en effet celle d’un livreur de lait, Robert Vasseur, qui, au début des années 50, fait le choix de décorer les façades extérieures de sa demeure, puis finalement toutes les pièces de celle-ci, avec des débris de vaisselle, des coquillages, des tessons de bouteilles et des mosaïques qu’il a récupérés par le biais d’un ami éboueur ou récoltés auprès de ses voisins.

 

 

 

 

 

 

Le Pigeon Voyageur

AUTEUR - Le Pigeon Voyageur

Et si le cœur vous en dit, vous pouvez également partager avec moi vos impressions, émotions et pourquoi pas interrogations après lecture de cet article et découverte de ces photos (toutes prises par mes soins). Alors à vos plumes !

2 Commentaires
  • Avatar

    Marie-Cécile Darmon | Juil 1, 2020 at 7 h 14 min

    Merci pour ces découvertes !
    On ne soupçonne pas toujours les surprises du patrimoine français !
    Comme d’habitude, les photos sont magnifiques et ta plume nous fait voyager…
    Vivement le prochain billet !

    • Le Pigeon Voyageur

      Le Pigeon Voyageur | Juil 1, 2020 at 12 h 59 min

      Merci beaucoup Marie-Cécile pour tes mots !

      Oui, tu as bien raison, on a une tendance naturelle à vouloir chercher l’évasion loin de chez nous alors que le territoire français regorge de merveilles , parfois encore confidentielles.

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