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Journal d'un Pigeon Voyageur | EN TERRE SAINTE : A LA DÉCOUVERTE DE TEL AVIV LA FESTIVE
Un passeport virtuel pour découvrir le Monde hors des sentiers battus.
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EN TERRE SAINTE : A LA DÉCOUVERTE DE TEL AVIV LA FESTIVE

  |   ARCHITECTURE, ART & CULTURE, HISTOIRE & DEVOIR DE MEMOIRE, ISRAEL, MOMENTS D EVASION, MOYEN-ORIENT, PATRIMOINE DE L'UNESCO, TOUS, VOS ENVIES   |   4 Comments
 
Bord de mer. Tel Aviv
 
 
 
 Lorsque j’étais enfant, trois choses me motivaient à assister au cours de catéchisme, dans l’ordre décroissant :
 
 
– Retrouver mes copines de classe avec qui je partageais des moments de fous rires et de joie
 
 
– Savoir que la fin des 3 années de catéchisme serait couronnée par ma première communion.
 
Outre la fête qui aurait été ensuite donnée en mon honneur, je savais que je pourrais alors communier à l’instar des adultes durant les messes
 
 
– Entendre mon professeur de catéchisme nous parler de la Terre Sainte.
 
En effet, telle une conteuse, elle savait rendre passionnant divers épisodes bibliques s’étant déroulés, dans ce qui est aujourd’hui l’Etat d’Israel.
 
La Via Dolorosa, Le Golgotha, Le Tombeau des Patriarches, Le lac de Tibériade, Bethléem et j’en passe, n’avaient plus de secret pour nous
 
 
   Ce fantasme de la Terre Sainte ne m’a dès lors plus quittée et je me suis promis qu’un jour j’effectuerai ce pèlerinage dont notre professeur nous avait tant parlé.
 
 
Les nombreux vestiges historiques, la diversité des sites classés au patrimoine mondial de l’Unesco ainsi que la variété des paysages d’Israël ont conforté ce désir de découverte de la Terre Sainte.
 
 
Cependant, le contexte politique difficile entre Israël et l’autorité palestinienne ainsi que les problèmes de sécurité subséquents m’ont contrainte, à plusieurs reprises, à repousser sine die la date de ce séjour.
 
 
  Finalement je décidais ,à la fin de l’été 2013, que je profiterai des vacances de la Toussaint pour enfin fouler le sol de la Terre Sainte.
 
 
  12 Septembre 2013, 8h50.
 
 
   Le consulat parisien d’Israël ouvre ses portes dans 10 minutes mais une file d’une dizaine de personnes patiente déjà derrière un barrage, tenu par deux agents de sécurité du Consulat, situé à l’entrée de la rue.
 
 
Dans la file d’attente, je remarque quelques religieuses catholiques qui devisent avec entrain sur leur imminent départ en Terre Sainte.
 
 
Elles vont en fouler pour la première fois le sol et semblent impatientes de se retrouver à Jérusalem !
 
 
C’est sans doute le voyage d’une vie pour ces bonnes sœurs, à la foi incommensurable !
 
 
Et pour cause !
 
 
La capitale religieuse de l’Etat d’Israël a le statut de ville sainte pour chacune des 3 grandes religions monothéistes.
 
 
J’imagine aisément l’émotion qui les étreindra lorsqu’au cœur de la vieille ville de Jérusalem elles emprunteront la via Dolorosa, comme le Christ lors de sa Passion, puis chemineront jusqu’à l’Eglise du Saint Sépulcre, renfermant le tombeau de ce dernier.
 
 
Ou alors lorsqu’elles monteront au Mont des Oliviers ?
 
 
   Je suis soudain tirée de mes rêveries par une voiture, qui en s’arrêtant à la barrière près de laquelle nous patientons, attire mon attention.
 
 
L’homme qui en sort salue, cordialement, l’agent de sécurité du Consulat tout en lui tendant sa pièce d’identité.
 
 
Après une rapide vérification et avant de laisser repartir l’automobiliste, l’agent passe un détecteur de métaux sous la voiture.
 
 
Rien de suspect.
 
 
L’automobiliste démarre et disparaît.
 
 
Il s’agit certainement d’un employé travaillant un peu plus bas dans la rue.
 
 
Par mesure de sécurité, tout le périmètre autour du consulat fait l’objet d’une surveillance renforcée.
 
 
Je ne vais d’ailleurs pas tarder à le constater par moi-même dans quelques minutes.
 
 
   On m’avait certes prévenue que l’obtention du visa israélien passerait au préalable par une batterie de questions, façon interrogatoire souriant, mais j’avais eu du mal à le visualiser jusqu’à ce fameux matin de septembre.
 
 
Il est 9h15.
 
 
Les personnes m’ayant précédée dans la file d’attente se sont déjà engouffrées dans le consulat.
 
 
Un des agents qui tenait la barrière s’approche de moi et s’enquiert, de façon très courtoise, de l’objet de ma visite, ce à quoi je réponds que je viens solliciter un visa.
 
 
Après avoir vérifié les papiers d’identité que je lui tends et s’être assuré que je suis venue avec tous les documents requis, il me mitraille, toujours très gentiment mais fermement, de questions sur le pourquoi de mon séjour, l’adresse de mon logement sur place ainsi que les endroits que je compte visiter.
 
 
Puis il me laisse franchir ce premier filtre.
 
 
Le deuxième passage de sécurité, que je ne pouvais pas voir de là où je faisais la queue auparavant et qui permet enfin de pénétrer dans le consulat, est un peu plus rapide.
 
 
   Une fois à l’intérieur, la jeune dame qui va instruire mon dossier me repose, en substance, les mêmes questions que celles qui m’avaient été posées à l’extérieur puis me laisse patienter.
 
 
Quelques minutes plus tard, elle m’annonce que le visa m’a été accordé.
 
 
Rendez vous est pris dans 48 heures pour venir retirer mon passeport.
 
 
 
2 mois plus tard. Aéroport Paris Charles de Gaulle. Paris.
 
 
   Je fais la queue dans la file de la compagnie israélienne Eilal par laquelle je vais effectuer mon voyage.
 
 
Là encore quelques amis m’ont briefée :
 
 
– « Sois sure d’être bien à l’aéroport 3 heures avant le décollage, les vérifications de sécurité sont longues »
 
 
– « Attends toi à un interrogatoire avant d’embarquer et ce d’autant plus que c’est la première fois que tu te rends en Israël ».
 
 
Je me suis donc préparée au pire.
 
 
Pourtant je passe l’interrogatoire de l’agent de sécurité, lequel n’aura en réalité duré que deux minutes et ce se sera résumé à 3 questions, haut la main et procède à mon enregistrement en très peu de temps.
 
 
Je me dis que mes amis ont peut-être grossi un peu le trait même si, derrière moi, je vois d’autres passagers qui sont questionnés plus longtemps.
 
 
On me donne le bon Dieu sans confession !
 
 
   En revanche, tel ne fut pas le cas au retour où je mis 45 minutes pour passer le contrôle aéroportuaire draconien de Tel Aviv, contrôle préalable aux formalités d’enregistrement.
 
 
En effet, après avoir été questionnée, un peu plus longuement qu’à Paris, sur les raisons de mon voyage en Israël ainsi que sur mon itinéraire sur place j’ai du me mettre dans une file d’attente pour qu’il soit procédé au scan de mes bagages.
 
 
Un agent m’a ensuite indiquée que je devais patienter dans une autre file d’attente pour qu’il soit procédé à une fouille plus approfondie de l’une de mes valises.
 
 
Après avoir patienté près de 20 minutes, un autre agent m’a demandée d’ouvrir TOUS mes bagages et s’est mis à les fouiller minutieusement !
 
 
Au bout de dix minutes, il a brandi fièrement l’objet de ses recherches : une boite de sel de la mer morte que j’avais rangé dans un sac à main !!!
 
 
   Tout ça pour ça ?!
 
 
 
Il a quand même eu la délicatesse de m’aider ensuite à ranger mes affaires, qu’il avait dispersées lors de sa fouille, puis à refermer mes bagages.
 
 
   Toujours est t’il qu’au moment de l’embarquement, je dois me rendre à l’évidence que partir en Israël n’est décidément pas un voyage comme un autre.
 
 
En effet, deux militaires armés sont postés aux portes de l’appareil…
 
 
Commence alors pour moi un vol de 4 heures et demie au cours duquel j’aurais largement le temps de peaufiner les détails du parcours touristique que j’ai décidé de suivre durant mes 10 jours en Terre Sainte.
 
 
Comme d’habitude, je retracerai ce parcours en abordant 3 thématiques: mon choix de villes et sites à visiter, les hôtels et restaurants méritant un détour et enfin les souvenirs à rapporter.
 
 
 
   Dans ce premier billet, je vous raconterai ma découverte de Tel Aviv.
 
 

                         Tel Aviv la festive :

 
Plage de Tel Aviv
 
 
 
Le moderne aéroport Ben Gourion :
 
 
   Quiconque se rend en Israël par les airs atterrit obligatoirement à l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv, capitale économique du pays, à l’exception d’un petit aéroport international situé à Eilat dans le sud du pays.
 
 
Après avoir passé les services d’immigration et reçu mon permis d’entrée, feuille volante que je devrais représenter à la sortie du territoire pour obtenir un exit me permettant de quitter le pays, j’ai découvert un aéroport résolument moderne.
 
 
 
    Architecture originale ; multiples sections thématiques permettant au passager de faire des emplettes variées, notamment en électronique ; attrayante Food Gate où il est possible de faire une pause gourmande et se sustenter des traditionnels chawarmas .
 
 
 
Aéroport Ben Gourion. Tel Aviv
Food Gate à l’aéroport
 
 
 Plus étonnant pour les non avertis, la découverte d’ un stand tenu par les religieux orthodoxes Loubavitch qui interpellent les passants, hommes, pour leur mettre les traditionnels phylactères (tefillins en hébreu)!
 
 
Stand tenus par des Loubavitch à l’aéroport de Tel Aviv
 
 
 L’arrivée en voiture jusqu’au cœur de Tel Aviv, un mini parcours du combattant 🙂
 
 
 
   Le challenge, après avoir récupéré la voiture de location, a été de réussir, sans l’aide d’un GPS, à rejoindre le boulevard Rothschild, au cœur de Tel Aviv, où je devais prendre mes quartiers.
 
 
En dépit des panneaux de la circulation également indiqués en anglais, le parcours jusqu’à l’hôtel fut véritablement semé d’embûches.
 
 
   Heureusement après une heure de demi-tours et de tournages en rond j’ai découvert, en cette fin de vendredi où le Shabbat était sur le point de commencer, le joli boulevard Rothschild.
 
 
 
     La découverte du joli Boulevard Rothschild !
 
 
 
   Aux abords de ce dernier, se succèdent de part et d’autres nombre de cafés en plein air, restaurants et bars branchés.
 
 
J’ai en effet très vite découvert que les israéliens se restaurent à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit !
 
 
Quelques hôtels mais également de jolies constructions toutes blanches de style Bauhaus bordent également le boulevard.
 
 
Ces dernières, héritage d’un courant architectural allemand datant du début des années 1920, qui y sont nombreuses, ont valu à Tel Aviv son surnom de Ville Blanche et un classement au patrimoine mondial de l’Unesco.
 
 
Un bâtiment de styla Bauhaus à Tel Aviv
 
 
 
 A la foule de jeunes gens qui étaient installés aux terrasses je compris que ce quartier, ainsi que celui plus branché de Neve Tzedek, plus ancien quartier de la ville construit à la fin du 19ème siècle, situé à à peine 5 minutes en contrebas ; était son point névralgique , le lieu hype où il fallait être !
 
Tout semblait s’y passer.
 
 
 
En attendant, et fourbue par le voyage depuis Paris, je me suis engouffrée dans le joli boutique hôtel de la rue Yavhné, situé dans une bâtisse peinte en vert, où j’allais passer mes 3 prochaines nuits.
 
 
 
J’ai découvert, avec bonheur, un hôtel très cosy dont j’ai eu l’occasion de vous parler ici.
 
 
Hotel Alma. Tel Aviv
 
 
 
Réputée ville festive, Tel Aviv ne semblait pas avoir usurpé sa réputation à ce titre.
 
 
En effet, ma chambre donnant sur rue, j’ai pu profiter, jusqu’à tard dans la nuit et avec plus ou moins de plaisir, de la musique qui s’échappait de tous les bars, restaurants et boites de nuit jouxtant l’hôtel.
 
 
 
  Cap sur le front de mer !
 
 
   Le lendemain matin, aussitôt le petit déjeuner avalé, je me suis dirigée, vers la plage.
 
 
 
1er spot de la ville à découvrir car Tel Aviv figure parmi les rares capitales (économiques) qui peuvent s’enorgueillir d’être bâtie en bord de mer.
 
 
Il n’était pas encore 11 heures mais il y’avait déjà foule.
 
 
Le week-end, le ciel bleu ainsi que le thermomètre affichant 28 degrés devaient y être pour beaucoup !
 
 
La Tayelet
 
 
 
Et dire qu’à Paris, au même moment, la pluie faisait rage, il faisait gris et les températures atteignaient péniblement les 10 degrés !
 
 
   Avant de m’attabler, les pieds dans le sable, dans un restaurant de plage, je me suis baladée quelques instants sur la Tayelet, fameuse promenade longeant toute la longueur du bord de mer.
 
 
Sur le parcours j’ai rencontré des jeunes, des couples ainsi que des familles qui profitaient du plaisir de s’y ballader.
 
 
Pourtant, et à mon sens, nul n’arpente la Tayelet pour y admirer les constructions immobilières qui la bordent.
 
 
En effet, l’esthétisme architectural de ces dernières est bien loin d’être renversant.
 
 
En revanche, je dois reconnaître à quel point il reste agréable de pouvoir y flâner en ayant  palmiers, mer et sable à portée de vue.
 
 
La plage
 
 
Plusieurs chaines hôtelières l’ont d’ailleurs bien compris.
 
 
Elles tirent profit de ce panorama, en proposant des chambres surplombant la Tayelet ou en disposant d’une propre plage privée.
 
   Heure de table oblige, je dus ensuite patienter un quart d’heure puis ruser pour me dégoter une petite table, pieds dans le sable, dans l’un des nombreux restaurants de la promenade.
 
 
Un restaurant de plage
 
 
 
 
 
 
 
Mais une fois installée, quel plaisir indescriptible que de siroter un jus de mangue fraîchement pressé, au bord de la plage en plein mois de novembre alors que des centaines de personnes disputaient, autour de moi, et dans une bonne humeur contagieuse, des parties endiablées de beach volley ?
 
 
Les plus paresseux se contentaient, quant à eux, de bronzer avachis dans leur transat.
 
 
  Alors que je feuilletais mon guide du routard, un homme qui déjeunait à la table d’à côté, avec sa famille m’a abordée, chose surprenante pour moi en français.
 
 
Contrairement à ce que je pouvais imaginer, il y’a une forte communauté francophone en Israël, laquelle est constituée de séfarades, les juifs d’Afrique du nord qui sont les descendants des juifs expulsés de la péninsule ibérique en 1492 par la reine Isabelle la Catholique, ainsi que notamment de juifs français ayant effectué leur retour en « Terre Promise », Aliyah en hébreu.
 
 
Une conversation très amicale s’est aussitôt engagée.
 
 
Travaillant pour l’agence de voyage partirenisrael.com, ce dernier m’a suggérée quelques endroits incontournables à visiter dans le pays, dont notamment un hôtel situé dans le désert du Néguev dont je vous parlerai dans un prochain billet.
 
 
  Cette approche spontanée contraste avec l’idée que je me faisais jusque là des Israéliens car durant mon séjour, toutes les personnes que j’ai rencontrée ont toujours été très chaleureuses.
 
 
   J’ai plus tard appris que chaque plage avait une clientèle bien spécifique : Frishman pour les jeunes et les familles, Hilton la plage gay, Alma pour les beautiful people et Nordau pour les religieux.
 
 
        A la découverte de l’envoûtante Jaffa
 
 
   La halte suivante fut pour Jaffa, Yaffo en hébreu, située au sud de Tel Aviv, qui offre depuis ses remparts un panorama époustouflant sur la baie de Tel Aviv !!
 
 
Vue sur la baie de Tel Aviv depuis l’Abrasha Park à Jaffa
 
 
Mais Yaffo ne se résume pas qu’à cela.
 

   En effet, se perdre dans les petites ruelles pavées de sa vieille ville équivaut à faire un véritable saut dans le temps.

 

 
 
Vieille ville de Jaffa
 
 
Yaffo c’est également une ville à la fois juive et arabe où l’on déguste parait t’il le meilleur hoummous !
 
 
   Et que dire de la renommée des portes de Jaffa, richement travaillées, qui font incontestablement penser à celles de Stonetown, la capitale zanzibarite.
 
Portes de Jaffa
 
 
De même, la promenade aux abords du port de Jaffa reste très agréable.
 
 
Elle permet, par ailleurs, de s’attabler à l’une des nombreuses terrasses de restaurants qui s’y trouvent.
 
 
Le port de Jaffa
Les badauds se promenant près du port de Jaffa
 
Fresque Murale près du port de Jaffa
 
 
Précaution de visites : durant le Shabbat les marchés, notamment, sont fermés !!
 
 
   Yaffo, est également réputée pour son célèbre marché aux puces où il reste possible de dénicher de merveilleux trésors !
 
 
Un incontournable que je n’ai malheureusement pas été en mesure de visiter et ce, pour une raison toute simple !
 
 
En effet, pétrie de mes habitudes parisiennes, j’y suis allée samedi midi et me suis étonnée de trouver porte close !
 
 
Quelle idée de fermer un marché le samedi, seul jour où les gens peuvent faire leurs courses sans se presser, ai-je bêtement pensé en mon for intérieur !
 
 
   Sauf que j’avais juste oublié, alors que cela était bien mentionné dans tous les guides que j’avais pu lire sur le pays, qu’on était samedi et que le samedi tout, ou quasiment tout, est fermé en Israël.
 
 
 
Et pour cause !
 
Le samedi est synonyme dans la religion juive de Shabbat ! l’équivalent du sacro saint repos dominical chrétien.
 
 
Même la très festive Tel Aviv, pourtant beaucoup moins religieuse que sa sœur Jérusalem, n’échappe pas à cette règle.
 
 
   De même le marché du Carmel de Tel Aviv, réputé pour ses couleurs outre  ses senteurs orientales, devant lequel je suis passée ensuite, en quittant Yaffo, était également fermé.
 
 
Ayez donc toujours en tête que tout, ou presque, s’arrête de tourner pour le shabbat c’est-à-dire avant la tombée de la nuit le vendredi jusqu’au coucher du soleil le samedi soir!
 
 
Organisez donc votre itinéraire de découverte en fonction de cela.
 
 
Je vous aurai prévenu .
 
 
Après avoir quitté Jaffa, j’ai décidé d’explorer un peu plus Tel Aviv.
 
 
             Discovering un peu plus Tel Aviv by day 🙂
 
 
   Mon 1er stop fut à l’emblématique place Dizengoff.
 
 
Redessinée dans les années 70, cette place, aujourd’hui un brin désuète, séduit encore par le charme de sa fontaine multicolore laquelle aurait toute sa place dans le panthéon du peintre allemand Paul Klee.
 
 
Place Dizengoff
 
   
Par ailleurs, l’autre attrait de cette dernière réside dans le fait qu’elle soit bordée par de beaux monuments immaculés de style Bauhaus, dont l’Hôtel Cinéma.
 
 
Hotel Cinéma de style Bauhaus. Tel Aviv
 
Immeuble Bauhaus aux abords de la Place Dizengoff
 
 
L’architecture Bauhaus symbolisant presqu’à elle toute seule Tel Aviv.
 
 
  J’ai ensuite poursuivi ma ballade, quelques kilomètres plus loin, jusqu’au Musée d’Art lequel abrite notamment des toiles de Picasso, Matisse, Soutine ou Chagall.
 
 
J’ai été très surprise par sa devanture, faite de sculptures originales.
 
 
Mais à bien y penser, ces dernières constituent une jolie entrée en matière pour le féru d’art qui s’y rend dans la mesure où elles ont, entre autre, le mérite de le plonger d’emblée dans le vif du sujet.
 
 
 
Musée d’Art. Tel Aviv
 
 
 
Malheureusement, et faute de temps je n’ai pas eu l’occasion de le découvrir.
 
 
Ce n’est que partie remise.
 
 
En fait, et pour être tout à fait honnête, ce n’est pas vraiment faute de temps mais plutôt parce qu’une fois n’est pas coutume, j’ai préféré délaissé les salles de musées pour flâner au gré du vent dans la ville de Tel Aviv.
 
 
 
   Une communauté de Falashas à Tel Aviv:
 
 
 
    C’est ainsi qu’aux détours de ruelles de plus en plus excentrées, mes pas ont fini par me mener dans un quartier semblant être uniquement habité par des falashas, « les juifs noirs », venus d’Ethiopie, rapatriés pour la plupart en Israël en 1984 dans le cadre d’une opération militaire d’envergure dénommée Opération Moise.
 
 
Ils forment aujourd’hui une communauté d’un peu plus de 100000 membres dans tout le pays.
 
 
J’en avais déjà croisé quelques uns, furtivement, aux détours d’un couloir à l’hôtel, qui m’avaient d’ailleurs prises pour une noire américaine, où dans la rue, marchant d’un pas pressé.
 
 
Mais diantre ou avais je la tête ?
 
 
   Comment ne pas mentionner également, les magnifiques femmes falashas que je n’avais pas pu quitter du regard alors que j’admirais, dans la matinée, depuis l’Abrasha Park de Yaffo la vue sur la baie de Tel Aviv ?
 
 
Abrasha Park. Jaffa
 
 
 
En effet, le temps avait comme suspendu son vol lorsque le cortège composé des mariés suivis de plusieurs hommes, enfants et femmes avait fait son entrée dans le parc pour prendre des photos.
 
 
 
Tous les regards avaient aussitôt convergé vers eux.
 
 
Les touristes qui prenaient des poses sous l’arche s’étaient figés, les enfants qui couraient dans tous les sens en hurlant à nous briser les tympans s’étaient tus. Nous étions comme hypnotisés.
 
 
   Et franchement il y’avait de quoi !
 
 
Les femmes brillaient de mille feux !
 
 
Vêtues de leurs tenues traditionnelles chatoyantes, portant de superbes tresses, me faisant d’ailleurs penser à celles des femmes peuhles d’Afrique de l’Ouest, et parées de leurs plus beaux bijoux en or, elles étaient tout simplement magnétiques !
 
 
Les hommes aussi n’étaient pas en reste…
 
 
Femmes Falashas à l’Abrasha Park. Yaffo
 
 
On ferme la parenthèse.
 
 
   La, dans ce quartier, j’humais l’odeur si alléchante des injiras, ces crêpes faites à base de farine de teff, une céréale locale, avec lesquelles on mange tous les mets éthiopiens et du doro wot, plat de poulet aux épices, qui cuit dans les casseroles des ménagères !
 
 
Mais la nuit qui commençait à tomber, m’a brutalement ramené à la réalité. Il n’était pourtant que 17 heures.
 
 
Poussée comme par un inexorable aimant, j’ai voulu repasser par la Tayelet.
 
 
 
Et je fis bien car j’ai trouvé que la magie du bord de mer opérait davantage encore à la tombée du jour.
 
 
Le bord de mer à la tombée du jour. Tel Aviv
 
 
 
Toutefois, j’ai du me résoudre à quitter la promenade pour enfin plonger au cœur du quartier considéré comme étant le plus hype de la ville, l’équivalent de notre Marais Parisien : Neve Tzedek.
 
 
Il ne me fallut pas longtemps à mon tour pour être happée par le charme qui se dégageait des ruelles étroites de ce quartier devenu très bobo où l’on ne compte plus les nombreux restaurants gastronomiques, bars lounge ainsi que tous les beautiful people attablés en plein air.
 
 
   Nul n’aurait pu prédire que ce quartier, un des plus anciens de la ville, totalement délaissé il y’a encore à peine 20 ans, deviendrait aussi trendy ?
 
 
Que ses vieilles maisons s’arracheraient aujourd’hui à prix d’or, le prix du m2 y ayant flambé ces dernières années.
 
 
C’est la magie de la rénovation de la ville.
 
 
   En tout état de cause, il n’y avait pas meilleure façon de terminer ma découverte de Tel Aviv, ville dans laquelle je me suis sentie bien.
 
 
Enfin, il convient de souligner, qu’il règne à Tel Aviv, en dépit des tensions politiques existantes, une réelle atmosphère, cosmopolite, d’insouciance et de gaité.
 
 
 
Ce n’est donc pas anodin si Tel Aviv a toujours eu ce statut de « bulle festive » en Israël.
 
 
   D’ailleurs les Israéliens s’amusent à rappeler qu’à une époque on disait :
 
« A Tel Aviv on s’amuse, à Jérusalem on prie et à Haifa on travaille ».
 
 
 
A dire vrai, cet adage doit désormais être nuancé, en tous cas pour Tel Aviv, ville ultra moderne qui est devenue le poumon économique du pays.
 
Le Pigeon Voyageur

AUTEUR - Le Pigeon Voyageur

Et si le cœur vous en dit, vous pouvez également partager avec moi vos impressions, émotions et pourquoi pas interrogations après lecture de cet article et découverte de ces photos (toutes prises par mes soins). Alors à vos plumes !

4 Commentaires
  • Avatar

    MCécile | Juil 13, 2014 at 21 h 08 min

    Quel beau billet!
    Vivement les autres et bravo pour ce magnifique blog qui permet de voyager sans bouger de chez soi (et qui donne terriblement envie de partir en même temps! )

  • Le Pigeon Voyageur

    Le Pigeon Voyageur | Juil 13, 2014 at 21 h 24 min

    Merci beaucoup Marie-Cécile !

  • Avatar

    Chayet | Juil 14, 2014 at 14 h 06 min

    wahouu de vrais talents de conteuse!!! j'adore ton blog!! Vivement un post sur la Tanzanie, le Japon ou le Malawi!!!

  • Le Pigeon Voyageur

    Le Pigeon Voyageur | Juil 14, 2014 at 15 h 23 min

    Merci bcp Chayet ! stay tuned 🙂

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