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Journal d'un Pigeon Voyageur | VOYAGE AU COEUR DU JAPON AVEC HOKUSAI LE MAÎTRE INCONTESTE DE L ESTAMPE
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VOYAGE AU COEUR DU JAPON AVEC HOKUSAI LE MAÎTRE INCONTESTE DE L ESTAMPE

  |   ART & CULTURE, ASIE, EUROPE, FRANCE, ILE, JAPON, TOUS, VOS ENVIES   |   No comment
 

 

Exposition Hokusai, Grand Palais Paris, 1er octobre 2014
 
 
 Il y’a quelques jours je vous indiquais ici, en quelque sorte en exclusivité :), que je vous réservais des nouveautés sur le blog !
 
 
L’heure est à présent venue de vous révéler la première d’entre elles.
 
 
   Jusque là vous pouviez découvrir mes aventures à travers les continents en version longue (Moments d’Evasion) ou plus courte (Portfolios) ainsi qu’à travers les dessins de la talentueuse dessinatrice Bâle ( JPV vu par Bâle).
 
 
Ce soir, je vous propose de voyager en empruntant un autre chemin.
 
 
Celui où riment ART et VOYAGE !!!
 
 
Oui oui vous avez bien lu !
 
 
   A mon sens, l’Art est aussi un vecteur qui permet d’être transporté dans un autre lieu, le sens même du voyage !
 
 
En ce qui me concerne, il est rare que je n’écume pas au moins un musée du pays dans lequel je me rends.
 
 
Il m’arrive même parfois de me rendre dans une ville uniquement dans le but de découvrir une exposition qui m’attire et de rentrer au bercail après l’avoir visitée.
 
 
Si si je vous assure, mais ça je vous en reparle bientôt 🙂
 
 
Bref.
 
 
   Dans mon premier article sur Tokyo, je vous rappelais, à titre introductif, qu’une des images d’Épinal du Japon est celle des peintures représentant  le Mont Fuji.  
 
 
Puis dans le deuxième opus je vous racontais mon expérience du Musée Ota,  consacré aux estampes japonaises à Tokyo.
 
 
Vous vous demandez quel est le dénominateur commun de tout cela?
 
 
Eh bien c’est HOKUSAI, ce peintre japonais du 18 ème siècle, qui a changé plusieurs de fois de nom durant sa carrière artistique,  lequel, durant sa longue vie (il est mort à 89 ans !), a contribué a donner à la peinture japonaise ses lettres de noblesse !
 
 
Même si ce génie fut très polyvalent dans sa production artistique (notamment livres de lecture, gravures sur feuille, calendrier illustré, manuels de peinture, peintures de belles  courtisanes, d’animaux, ou de dragons) il reste très connu pour ses estampes, représentant souvent des paysages ou des ponts, produites en série.
 
 
   Ainsi, la plus connue de ces dernières, qui a d’ailleurs contribué à assurer la renommée internationale du Maître, est celle dénommée 36 vues du Mont Fuji, réalisée alors qu’Hokusai avait déjà 60 ans.
 
On y retrouve la fameuse vague ou des représentations de la montagne sacrée nippone
 
 
 
Sous la Vague au large de Kanagawa, Série 36 vues du Mont Fuji
   
 
Vous comprendrez donc aisément ma joie lorsque j’ai su, il y a plusieurs semaines, qu’une exposition lui étant consacrée, avec plusieurs centaines de ses œuvres, allait se tenir au Grand Palais de Paris ( où je me rends assez fréquemment car j’apprécie leur mise en valeur des expositions) à compter du 1 er octobre 2014.
 
    Donc aujourd’hui.
 
Ne jamais remettre à demain ce que l’on peut faire le jour même, telle est la devise que j’essaie d’appliquer au quotidien.
 
   Ce soir, à 18 heures, j’étais donc au Grand Palais.
 
Encore une fois,  j’ai été bluffée par cette jolie exposition et ai appris beaucoup de choses que j’ignorais encore sur le parcours  d’ Hokusai.
 
   Je ne saurais, dès lors, que trop vous inciter, après avoir lu les articles du blog consacrés à Tokyo, à aller la découvrir au Grand Palais jusqu’au 20 novembre 2014  puis du 1 er décembre 2014 au 18 janvier 2015.
 
 
Profitez en car c’est peut être la dernière occasion qui s’offre à vous de voir ces œuvres à l’extérieur du Japon.
 
 
En effet l’ouverture, à priori au printemps prochain, d’un Institut consacré à Hokusai à Tokyo devrait sonner le glas du prêt, à l’étranger, d’une grande partie de ses œuvres. Vous voila prévenus 🙂
 
   Ayez donc confiance en moi. 
 
 
Je vous assure que vous ne serez pas déçus !!
 
Trêve de bavardages, voici quelques clichés que j’ai pris ce soir, Enjoy
 
 
Longue Vue, Série 7 manies des jeunes femmes sans élégance
Zhong Kui l’exorciste
La Bouilloire magique du tanuki

 

 

La Pavillon du torbu cornu, 36 vues du Mont Fuji

 

 

Orage en bas du sommet, 36 vues du Mont Fuji

 

Vent du Sud, ciel clair, 36 vues du Mont Fuji

 

 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pêcheur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Annonce de la mort d’Hokusai écrite par sa fille et adressée au disciple de ce dernier
éventails

 

Guerrier chinois

 

Wenchangxing, divinité des lettrés
 
 
BREAKING NEWS : 08.11.14 !!
 
Hokusai et les Shungas
 
 
   Dans ce billet du 1er octobre dernier, je vous parlais de l’exposition consacrée à Hokusai qui venait d’ouvrir ses portes au Grand Palais.
 
 
Puisqu’il fallait choisir un angle d’attaque pour mon article, j’avais alors volontairement décidé de m’attarder sur les estampes et quelques séries de tableaux  (36 vues du Mont Fuji notamment) qui ont fait la renommée du Maître.
 
 
   Pourtant l’immense œuvre d’ Hokusai, lequel a jusqu’au soir de sa vie, à 89 ans, continué à produire des œuvres, ne saurait être uniquement limitée à cela.
 
 
En effet,  il a également réalisé des Egoyomi, calendriers illustrés, des Surimono, gravures destinées à un usage privé, des Mangas, compilation de dessins divers, des Yomihons, livres de lecture, des Etehons, manuels de peinture, des Peintures ayant trait à la religion ou à des représentations d’animaux notamment ou encore des Shungas, gravures ou estampes érotiques japonaises traditionnelles.
 
 
C’est de ces dernières dont j’aimerais à présent vous parler.
 
 
    Réputées servir de porte bonheur mais également de manuel sexuel à l’usage des jeunes mariés, ces œuvres érotiques connurent leur apogée, parallèlement aux Bijinga, peintures de belles femmes, durant l’Ere Edo, soit d’environ 1600 à 1867, avec le mouvement artistique Ukiyo-e.
 
 
A travers ce courant, signifant littéralement « images du monde flottant » les artistes exprimaient ainsi la vision, tournée essentiellement vers les plaisirs, de la nouvelle classe bourgeoise des Chonin !
 
 
   S’il est vrai qu’Hokusai ne s’est finalement que peu consacré aux shungas, les quelques estampes érotiques qu’il a produites sont véritablement exceptionnelles et ont, en outre, plus tard inspiré d’autres artistes !
 
 
En effet, l’art des shungas répond à l’origine à plusieurs critères :  les scènes dessinées sont très crues tout en restant  artistiques, elles se déroulent bien souvent dans l’intimité de la relation conjugale,  les personnages sont toujours vêtus et leurs sexes ont des tailles démesurées.
 
 
   En signant des shungas très célèbres telles que « Modèle d’étreintes, album de douze estampes » ou encore « Le rêve de la femme du pêcheur », Hokusai s’est affranchi, en partie, avec audace de ses codes.
 
 
Ainsi, on remarque la nudité des protagonistes dans ces deux œuvres, outre, dans la dernière, une scène zoophile  mettant en scène  deux pieuvres satisfaisant les désirs d’une femme submergée par le plaisir !
 
 
   De fait, Hokusai, en révolutionnant cet art, est en partie à l’origine des hentai, ces mangas pornographiques contemporains japonais qui ont même inspiré certains dessinateurs érotiques européens tels que Milo Manara notamment.
 
 
Quand la Pinacothèque nous révèle l’œuvre érotique d’Hokusai et celle d’autres  grands maîtres de l’art japonais
 
 
   Si la rétrospective du Grand Palais n’évoque que très peu ce côté subversif d’ Hokusai, la Pinacothèque de Paris, a, quant à elle, choisi d’en parler dans une exposition qui vient à peine de débuter (le 6 novembre) à laquelle je me suis rendue hier soir (le 7 novembre).
 
 
En effet, la pinacothèque, un autre lieu culturel que j’apprécie, met la lumière actuellement sur l’érotisme dans d’autres civilisations.
 
 
   Après la très belle exposition « Kama Sutra, spiritualité et érotisme dans l’art indien », que j’ai été voir il y a trois semaines et grâce à laquelle j’ai pu me défaire de l’idée bien établie selon laquelle le Kama Sutra serait exclusivement consacré à la sexualité, la Pinacothèque a décidé, en inaugurant « L’art de l’amour au temps des geishas » de révéler au public, pour la première fois en France, ce qu’elle qualifie de « chefs d’œuvres interdits de l’art érotique japonais ».
 
 
   Vous pourrez donc, c’est là, à mon sens, un des atouts majeurs  de cette exposition, y voir quelques illustrations érotiques d’ Hokusai, notamment celles « De couples amoureux » réalisées sur des estampes xylographique en couleur.
 
 
 Mais également des shungas faites par d’autres grand maîtres japonais à l’instar d’ Hiroshige avec sa « Nuit du Printemps » ou encore d’ Utamaro et son « Etreinte de Komachi ».
 
 
   Outre, la découverte desdites œuvres, j’ai, pour ma part, eu un coup de cœur pour  « Images du Printemps » attribuée à Tsukioka Settei, un peintre japonais du 18 ème siècle.
 
 
Si, comme moi, vous voulez découvrir un aspect plus sulfureux du travail d’ Hokusai, n’hésitez donc pas à vous rendre à la Pinacothèque, jusqu’au 15 février 2015, pour  voir l’exposition « L’art de l’amour au temps des geishas »
 
Le Pigeon Voyageur

AUTEUR - Le Pigeon Voyageur

Et si le cœur vous en dit, vous pouvez également partager avec moi vos impressions, émotions et pourquoi pas interrogations après lecture de cet article et découverte de ces photos (toutes prises par mes soins). Alors à vos plumes !

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