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Journal d'un Pigeon Voyageur | KYOTO OU LA QUINTESSENCE DE L’ART DE VIVRE JAPONAIS
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KYOTO OU LA QUINTESSENCE DE L’ART DE VIVRE JAPONAIS

  |   ARCHITECTURE, ASIE, HISTOIRE & DEVOIR DE MEMOIRE, ILE, JAPON, MOMENTS D EVASION, PORTFOLIOS, TOUS, VOS ENVIES   |   4 Comments
 
cérémonie du thé, Kaburenjo Theater, Kyoto
 
 
1001 FAÇONS D’EMBRASSER L’ART DE VIVRE A LA JAPONAISE UNE MULTITUDE DE POSSIBILITÉS
 
 
Si je devais définir l’art de vivre, je dirai que c’est plusieurs éléments mis bout à bout qui permettent de représenter une culture, à travers notamment son savoir faire, ses traditions, les arts qui s’y déploient ou encore sa gastronomie .
 
D’ailleurs, interrogez les millions de touristes qui se rendent chaque année à Paris sur les motivations les poussant à visiter la Ville Lumière et vous serez surpris de les entendre bien souvent vous répondre qu’ils désirent goûter à « l’art de vivre à la Française ».
 
La French Touch, cette marque de fabrique, que nous envient tant les étrangers, se révèle notamment dans l’art, l’architecture, l’élaboration des jardins à la française, la mode ou encore la gastronomie !
 
 
   Par analogie, quel serait donc son pendant japonais ?
 
 
Sans doute un subtil mélange entre la construction si singulière des jardins japonais , (d’ailleurs si le cœur vous en dit vous pouvez, comme je l’ai déjà fait, aller visiter celui du Musée Guimet à Paris) les arts martiaux ou encore la pratique des bains dans les onsens.
 
   Mais à mon sens pour le touriste étranger, l’art de vivre à la japonaise se résume  principalement en 3 points.
 
 
Tout d’abord, et non des moindres,  sa très saine gastronomie, laquelle allie notamment  riz, poissons, crustacés, soja et tofu ! A cet art culinaire est également associé le rituel immémorial de la cérémonie du thé.
 
 
Enfin, il serait impensable de ne pas mentionner ici l’existence séculaire des Geishas !
 
 
En effet, beaucoup de touristes se rendent au Japon, et plus particulièrement à Kyoto, dans l’espoir d’apercevoir, au détour d’une ruelle des quartiers de Gion ou Pontocho, ces artistes professionnelles, se rendant à un rendez vous, sur lesquelles on porte bien trop souvent et malencontreusement le regard de prostituée de luxe. Ce qu’elles ne sont pas en réalité.
 
 
KYOTO, FENÊTRE IDÉALE POUR EN APPRENDRE DAVANTAGE SUR QUELQUES ASPECTS DE L’ART DE VIVRE JAPONAIS
 
 
   A Kyoto, j’étais  donc persuadée de pouvoir toucher du doigt, et ce plus aisément qu’à Tokyo, cet art de vivre nippon qui me fascine tant !
 
En effet, il ne faut pas perdre de vue que c’est dans cette ville, vitrine traditionnelle du pays, qu’a été inventée la cuisine Kaiseki, association de plusieurs petits mets concoctés à partir de produits de saison et dont je vous parlais déjà dans mon dernier opus sur Tokyo.
 
Celle ci est considérée comme étant le summum de la gastronomie japonaise.
 
 
En deuxième lieu, le rituel de la cérémonie du thé y a aussi été codifié.
 
 
Enfin, c’est également là que se concentre la majorité des Geikos et Maikos (apprenties), appelées Geishas partout ailleurs dans le pays ainsi qu’à l’étranger, qui s’évertuent encore à exercer leur métier pourtant en déclin.
 
 
Dès lors, il ne faisait aucun doute que ces 3 aspects devaient constituer la trame de ce présent article !
 
 
Voila, vous savez tout 🙂
 
 
VIVRE UNE DÉPAYSANTE EXPÉRIENCE CULINAIRE A KYOTO
 
 
 
Découvrir la gastronomie de l’ancienne capitale nippone a été pour moi, comme vous pouvez désormais vous en douter (oui oui vous commencez à me connaître), une très belle expérience.
 
PETITS REPAS OU APÉROS DONT ON NE SE PASSERAIT PAS
 
Le Bento, l’encas des gens pressés
 
   Cette dernière a débuté dès ma montée à bord du Shinkansen qui allait me mener de Tokyo à Kyoto.
 
J’ai ainsi pu découvrir un joli bento, dans une boite laquée à 9 compartiments, dont je vous parlais déjà dans le premier opus consacré à cette ancienne capitale du Pays du Soleil Levant.
 
Je n’ai pas gardé pas un souvenir impérissable de toutes ces petites portions mais j’ai, cependant, trouvé l’idée de pouvoir grignoter différents mets très intéressante 🙂
 
On est gourmande ou on ne l’est pas !
 
bento dans le Shinkansen reliant Tokyo à Kyoto
 
Pour le goûter : Thé vert et Biscuits au programme
 
   Quelques jours plus tard, à la sortie du temple de Ginkaku- ji (Pavillon d’Argent), j’ai pu déguster des glaces au thé vert !
 
A croire qu’il est impossible d’échapper à cette feuille verte en Asie ! J’en veux pour preuve le troisième mot clé (thé vert) que j’évoque dans mon premier billet consacré à mes impressions sur le Vietnam.
 
En effet, à Saigon, notamment, j’ai pu savourer à nouveau, et avec beaucoup de plaisir également, la fameuse glace au thé vert !
 

 

vente de glaces au thé vert (notamment) à la sortie du Pavillon d’Argent
   
De même, le lendemain, juste avant de quitter l’enceinte du Kinkaku-ji (Pavillon d’Or), j’ai  découvert des petits biscuits apéritifs sucrés, de la marque KIN KARIN, qui étaient tout simplement succulents !
 
Je regrette d’ailleurs de ne pas en avoir rapporté davantage à Paris 🙂

 

les apéritifs KIN KARIN: l’emballage en haut à droite avec une réprésentation du Pavillon d’Or

 

le reste des apéritifs proposés sur le stand
 
 DES RESTAURANTS ATYPIQUES PARTOUT DANS LA VILLE
 
   A Kyoto, mes pas m’ont, bien heureusement, menée dans des établissements dont j’étais à mille lieues de soupçonner l’existence !
 
Voici donc le florilège de ceux qui resteront à tout jamais gravés dans ma mémoire .. gustative !
 
Les Terrasses des restaurants du quartier de Pontocho
 
   Dans l’une des ruelles de ce quartier ,sur lequel je reviendrai un peu plus loin, j’ai été ravie, en ce début du mois de mai 2013 très ensoleillé, de pouvoir déjeuner sur la terrasse d’un restaurant, à l’architecture tout en bois, surplombant la rivière Kamo.
 
 
Le cadre très apaisant ainsi que la vue sur la rivière ont rattrapé la banalité du repas 🙂
 
 
Et puis, en quittant ce restaurant, je suis passée près d’une petit échoppe qui vendait de délicieuses glaces au lait.J’avais trouvé mon dessert 🙂
 

 

 

l’intérieur du restaurant
la terrasse

 

 

vue sur la rivière depuis la terrasse dudit restaurant

 

 Magnifique restaurant spécialisé dans le Tofu au cœur d’un temple
 
   Au milieu de ma visite du temple zen de Ryoan-ji, (Rock Garden) j’ai eu l’agréable surprise de passer devant un restaurant, le Yudofuya, spécialisé dans le tofu, (sorte de fromage de soja) dont la porte d’entrée m’a intriguée !
 
Même si je n’en raffole pas, ma curiosité a été plus forte et j’ai franchi le seuil de cette entrée. Un chemin pavé entouré d’un superbe jardin m’attendait.
 
 
Au fond :  se trouve un accueillant restaurant aux baies vitrées où il faut se déchausser avant de prendre place, sur les tatamis posés au sol, autour de petits foyers sur lesquels seront plus tard posés les pots contenant la soupe.
 
 
Le menu végétarien, propose, comme le laissait présager la carte affichée à l’entrée, beaucoup de mets à base de Tofu.
 
 
Pas trop le choix, mais, en même temps, je savais à quoi m’attendre!
 
 
Je ne vous cache pas que ce restaurant n’a pas réussi à me faire changer d’avis sur le goût, pour moi insipide, du tofu !
 
 
Il ne m’a pas davantage permis de trouver la technique adéquate pour ne pas avoir mal au dos et aux jambes après être restée agenouillée, presque 45 minutes, devant mon repas (pause qui est, à contrario, adoptée naturellement par tous les japonais)
 
 
En revanche, j’ai été séduite par son cadre enchanteur !
 
C’est également là que j’ai rencontré une japonaise, Noriko, avec qui je correspond encore aujourd’hui en anglais,  et sa mère, professeur dans l’art d’attacher les kimonos.
 
Si Si !
 
J’ai donc eu droit à un mini cours sur ce vêtement traditionnel qu’elles portaient d’ailleurs, toutes deux, avec beaucoup d’élégance.

 

entrée du restaurant Yudofuya
 

 

le restaurant, vue depuis le chemin y menant
entrée du restaurant
l’heure de pointe 🙂
 

 

Admirer le jardin depuis le restaurant
ma soupe
Noriko (de dos) et sa mère
un peu de riz et des légumes pour accompagner la soupe
 
Des Yakitoris à damner un saint !
 
   Après ma décevante expérience  des insipides yakitoris du quartier de Shinjuku à Tokyo, je n’avais plus droit à l’erreur à Kyoto !
 
Pour être certaine de ne pas me rendre au mauvais endroit, j’ai encore une fois sollicité l’avis du directeur de l’hôtel,  où je logeais.
 
 
Je ne me souviens, malheureusement, plus du nom de l’établissement vers lequel il m’a dirigée mais je me rappelle que ce dernier était exclusivement spécialisé dans les yakitoris. De poulet essentiellement.
 
   Avant d’y pénétrer je n’ai pas pu résisté à l’appel de l’ aquarium,  d’un restaurant se trouvant juste de l’autre coté de la rue, où nageaient de jolis poissons colorés.
 
 
La séance photo a cependant été rapidement interrompue car mon estomac commençait à crier famine !
 
 
 
J’ai immédiatement eu un coup de cœur en pénétrant dans cette ancienne demeure traditionnelle, toute en bois, transformée désormais en un joli restaurant.
 
 
 Le fumet des yakitoris,  grillant déjà, qui me chatouillait les narines était plutôt de bon augure pour la suite de la soirée.
 
 
N’ayant pas réservé de salon privé j’ai été invitée à m’installer, aux côtés d’autres convives, sur des bancs en bois. Ces derniers faisaient face à une vitre en verre derrière laquelle nous pouvions voir les chefs à l’oeuvre : grillant devant nous les brochettes que nous n’allions pas tarder à déguster.
 
 
Le menu était pour le moins varié : multitude de brochettes au poulet (blanc, cuisse ou abats), incontournable yakitoris au bœuf,  classiques yakitoris de crustacés et surprenantes brochettes de riz, champignon ou blé. 
 
Le tout accompagné d’un saké maison.
 
Le choix n’a pas été trop difficile car mes voisins japonais, visiblement des habitués de la maison, m’ont indiquée les must à Goûter !
 
 
Yakitoris de bœuf, poulet, gambas, riz et blé. J’ai méticuleusement suivi leurs conseils et je n’ai pas été déçue !
 
Ces brochettes étaient délicieuses ! de quoi oublier me faire oublier mon expérience tokyoïte en la matière 🙂
 

 

l’aquarium du restaurant d’en face

 

la façade du restaurant de yakitori

 

 

 

dans le restaurant
salon privé
menu

 

 

les chefs en action
le saké

 

les brochettes de bœuf de kobé sur le grill
mes voisins du banc 🙂

 

 

 

 

 

 

 

 

les délicieuses yakitoris

 

Ne pas se rendre dans un restaurant Kaiseki à Kyoto c’est comme aller en Bretagne sans manger dans une crêperie
 
   Même si j’avais déjà goûté à la cuisine Kaiseki, dans une ruelle du quartier tokyoïte de Kagurazaka, au restaurant Tori Cha Ya, je me devais de renouveler l’expérience à Kyoto, ville où elle fut inventée .
 
Encore une fois, et sur les conseils avisés de l’hôtel, je me suis rendue dans le restaurant étoilé Roan Kikunoi, se trouvant à quelques encablures à peine du quartier de Pontocho.
 
 
   Il était possible de dîner soit  dans des petits salons, du rez de chaussée, permettant tout de même de voir les chefs à l’oeuvre, soit de carrément dîner  au comptoir.
 
J’ai choisi cette dernière option car je ne voulais pas manquer la découpe experte du poisson en sashimi par les chefs.
 
   Au menu ce soir là une dizaine de petits plats (apéritif, amuse bouche, sashimi, soupe, salade, friture, riz, salade) , essentiellement à base de poissons et de légumes, assaisonnés parfois de raifort,  des exquis desserts exotiques et du saké maison en veux tu en voila !
 
J’ai  été parfois déroutée par la saveur des plats ou les associations gustatives proposées mais j’ai, au final, presque tout  manger!
 
   Le spectacle offert par les chefs était en revanche grandiose ! Surtout lorsqu’il s’est agit de lever des filets de saumons pour les transformer en petit sashimis d’une tendreté sans pareil !
 
Whouah, j’étais bluffée !!!

   Pour diriger tout cela, j’ai été, deux heures plus tard, me promener dans le quartier tout proche de Pontocho, dont je vous parlerai  dans peu de temps.

 

Au comptoir
le saké dans un drôle de récipient
le chef nous expliquant le menu

 

 

un des salons du rez de chaussée

 

sashimis
quand le chef prépare ses sashimis

 

 

 

sorbet au wasabi en guise de trou normand

 

wasabi

 

 

 

 

 

 

soupe miso améliorée
glace au lait et fraises

 

soupe de mangue

 

 
 Se restaurer à l’hôtel Hyatt un enchantement
 
   Après quelques jours à me régaler uniquement de cuisine japonaise, j’avoue avoir eu envie de revenir à mes basiques européens et notamment à la cuisine italienne.
 
Sans grande conviction au départ, j’ai donc décidé de tester la trattoria de l’hôtel Hyatt de Kyoto
 

 

la trattoria

 

 

hall de l’hôtel et portrait de Monica Belluci
Verdict : Marvelous !!
 
Une mozzarella délicieuse comme en Italie, un tiramisu à tomber par terre, et Dieu seul sait à quel point je suis exigeante en matière de tiramisu (non seulement parce que j’adore ce dessert mais aussi parce que je sais aussi le préparer. Ben oui je ne suis pas que gourmande, j’adore cuisiner également 🙂
 
De même, la baguette et les croissants du petit déjeuner de l’Hyatt restent un pur moment de bonheur gustatif ! On se croirait presqu’en France, c’est dire !
 
Les chefs qui officient dans cet hôtel connaissent bien, voire très bien, leurs partitions.Pour notre plus grand bonheur 🙂
 
Cérémonie du thé
 
 
. J’ai découvert, pour la première fois, dans le Hojo du Nanzen Ji Temple de Kyoto la salle servant exclusivement à la cérémonie du thé.J’avais donc hâte de pouvoir assister, en vrai, à ce rituel si particulier de la culture japonaise.
 
Mais cela je vous en parlerai tout à l’heure !
 
Soyez un peu patients pardi 🙂

 

l’entrée de la salle

 

 
   BIENVENUE DANS L’UNIVERS DES  GEIKOS ET MAIKOS
 
 
J’imagine parfaitement le sourire qui illumine, à présent, votre visage après avoir lu ce titre!
 
 
Vous devez jubiler à l’idée de pouvoir enfin découvrir ce à quoi tous les touristes pensent à l’évocation de Kyoto : la ville des Geishas !
 
 
Et vous avez parfaitement raison même si, en vérité, je reste persuadée que l’idée que vous vous faites de ces artistes professionnelles (oui oui vous avez bien lu artistes !) est sans doute bien loin de correspondre à la réalité !
 
 
Je vais donc tâcher de lever quelques doutes et partager avec vous les photos que j’ai pu prendre à l’occasion de mes ballades dans leurs quartiers de prédilection.
 
 
Je tiens d’ores et déjà à m’excuser pour les quelques photos floues qui vont suivre.
 
 
Je les ai souvent prises sur le vif, soucieuse d’immortaliser l’instant et  il y a, parfois, malheureusement eu des ratés.
 
LES QUARTIERS DE PONTOCHO ET GION OU L’ANTRE DES GEIKOS ET MAIKOS
 
Comme un parfum d’antan
 
   Pontocho et Gion, deux quartiers de Kyoto situés à proximité l’un de l’autre. 
 
 
Ils sont perçus aujourd’hui comme  les endroits nocturnes les plus animés de la ville tant de nombreux restaurants, boites de nuits et pachinkos s’y sont installés !
 
J’ai eu un coup de cœur pour Pontocho, Gion me semblant beaucoup trop moderne, par endroits, avec ses nombreuses voitures et ses bars aux façades à l’architecture spéciale.
 
Je vais donc vous narrer mon expérience de Pontocho.
 
En journée, ses ruelles étroites, ne sont, à mon sens, pas très attrayantes.
 
Il faut donc attendre la nuit tombée,lorsque le quartier se transforme en antre du plaisir, pour s’y rendre.
 
Et là, impossible de se perdre car tout le monde converge vers Potoncho Dori, la rue principale, où, sur plusieurs centaines de mètres, se comptent des dizaines et des dizaines de bars, restaurants, terrasses et boîtes de nuit.
 
 
Le charme  de cette rue piétonne tient également aux  petites maisons en bois, toutes serrées les unes contre les autres, qui se suivent, à ses devantures d’échoppes et de restaurants savamment décorées de calligraphies ainsi qu’aux superbes lampions, souvent de couleur rouge, qui l’éclairent.
 
 
De quoi être transporté dans le Kyoto d’antan !
 
 
 Pourtant la renommée de Pontocho, et de sa voisine Gion, tient à toute autre chose !
 
L’univers des Geishas : ce qu’elles sont et ce qu’elles ne sont pas En effet, ces quartiers constituent  2 des 5 hanamachis, c’est à dire des « quartiers fleuris »,  connus pour abriter les ochaya,(maisons de thé) ou les ryotei (maisons traditionnelles) où vivent et travaillent, les geiko , artistes femmes,  et les maiko,  leurs apprenties (comme elles sont appelées à Kyoto).
 
 
Pour les distinguer il faut tout d’abord observer la couleur de leurs kimonos, qui est plus vive chez les maikos que chez leurs aînées.
 
 
Puis jeter un œil à l’apparence de leurs chignons, souvent agrémentés de plusieurs peignes colorés.
 
 
Pour l’œil expert, il est plus soigné chez les geikos, car réalisé chez un coiffeur professionnel, outre le fait que pour le faire tenir une semaine et ne pas l’aplatir elles dorment en posant la tête sur un repose nuque, takamakura.
 
 
A contrario,   les maikos le réalisent elles mêmes.
 
 
Enfin, le dernier élément distinctif est leur maquillage, souvent plus chargé chez la maiko que chez la geiko.
 
 
Vous voici donc armés pour différencier, d’un seul coup d’œil,  une maiko d’une geiko ! Ceci étant, vous ne savez toujours pas ce que recouvre le terme geisha….
 
 
De ce que j’ai compris, Geishas, signifiant littéralement personne de l’art, est le terme générique utilisé partout au Japon et également à l’étranger pour désigner maikos et geikos (à Kyoto elles refusent néanmoins cette appellation de geishas).
 
 
Le métier de ces dames de compagnie raffinées, datant du 17 ème siècle, est de divertir une clientèle aisée, au cours de banquets, en recourant à différents arts.
 
 
   Leur profession est néanmoins sur le déclin, du fait notamment de la concurrence des hôtesses de bar, et aujourd’hui on ne compte plus à Kyoto que quelques centaines de geikos et maikos contre plusieurs dizaines de milliers avant la seconde guerre mondiale.
 
   La ballade nocturne dans le quartier de Pontocho est l’occasion rêvée  pour espérer en croiser quelques unes, hâtant le pas, perchées sur leurs hauts sabots en bois.
 
Elle sont vêtues avec élégance de  kimonos en soie de qualité, sur lesquels sont attachées des obis, ceintures, arborent une coiffure très sophistiquée et tiennent de façon plus ou moins nonchalante des éventails.
 
   Mais c’est surtout leurs visages entièrement blanc, dûs à l’usage d’un fond de teint  à base de poudre de riz, et leurs lèvres rouge carmin (pour les geikos car les maikos n’ont que la lèvre inférieure maquillée de rouge) qui dégagent  quelque chose de diantrement fascinant !
 
 Un souvenir inoubliable.
 
Aucune autre figure ne saurait à elle seule symboliser autant le Japon ! 
 
 La geisha a d’ailleurs alimenté  bon nombre de fantasmes véhiculés par les occidentaux, ces derniers ne voyant en elle qu’une prostituée de luxe, qu’elle n’est évidemment pas !
 
 
D’ailleurs une loi a très vite été votée pour différencier belles de nuit des geishas..
 
Ainsi, seules les premières avaient le droit de passer la nuit avec des clients et d’avoir des relations sexuelles avec eux. Pas les Geishas.
 
 
   Ces dernières  suivent un apprentissage difficile, relevant presque du parcours de combattant  !
 
 
En effet, elles sont formées depuis l’enfance, même si cela est plus rare de nos jours, ou à la fin de leurs études universitaires, aux arts traditionnels japonais (notamment la musique,  la danse, le  chant, le théâtre, le poésie, l’art floral, le maintien,  l’apprentissage de divers instruments de musique tels que le luth, l’art de la conversation ainsi qu’ à la cérémonie du thé)  dans des ochaya, maisons de geishas.
 
 
 
En contrepartie de cet apprentissage, d’un toit et de kimonos, les geishas en devenir doivent s’acquitter d’un droit à la formation et accepter également que les ochayas perçoivent une partie de leurs gains.
 
 
Elles ne quittent ces maisons que lorsqu’elles désirent se marier où s’établir à leur compte.
 
 
Elles devront alors, et dans ce dernier cas, assumer le coût financier de cette entreprise.
 
 
 
   Toujours est – il qu’au terme de cette longue formation dispensée dans les ochayas, les geikos pourront désormais égayer, de leur présence et de leur savoir, les somptueuses soirées organisées avec des invités, souvent triés sur le volet.  Riches touristes ou japonais !
 
 
Car passer la soirée avec une geisha coûte plusieurs centaines d’euros.
 
   Celles que j’ai pu prendre en photos raccompagnaient justement, sur le pas de la porte de ces salons de thé ou restaurants, des invités dont elles avaient diverti la soirée.
 
 
Si une immersion dans ce monde fascinant vous intéresse, je vous recommande le  livre « Ma vie de Geisha », écrit par Mineko Iwasaki, l’une des plus célèbres geiko de Kyoto qui décida pourtant de mettre un terme à sa carrière à 29 ans, alors qu’elle était au sommet de sa gloire !
 
 
Impossible, à mon sens, de trouver mieux en terme d’authenticité : le monde des geishas est raconté par l’une des leurs. Et pas n’importe laquelle :).
 
 
On y apprend notamment les difficultés quotidiennes liées à l’apprentissage de ce métier, ô combien difficile, le coût faramineux que représente l’entretien d’une geisha, notamment en terme de toilette et d’accessoires, ou encore le déroulé des banquets privés que les geishas animent.
 
 
Et bien d’autres choses 🙂
 
 
En ce qui me concerne, cet ouvrage m’a apportée un éclairage  qu’il m’aurait été difficile de trouver autrement.
 
 
Alors n’hésitez pas à vous le procurer !
 
Et en attendant, voici quelques photos que j’ai pu prendre dans le quartier de Gion !  
 
 
Les ruelles de Pontocho de nuit
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

le pont menant à Pontocho
promenade nocturne au bord de la rivière Kamo
Pontocho de jour, une toute autre ambiance
 

 

 

Le quartier de Gion de nuit
 

 

façade d’un immeuble à Gion

 

 

l’enseigne d’un bar dans le quartier de Gion Mes clichés de Geishas (geikos) dans les ruelles de Pontocho
Une geisha qui pose pour moi à Pontocho
 

 

Une geisha raccompagnant ses invités
Une geisha qui hâte le pas

 

la soirée est terminée

Voir des Geishas à tout prix
 
   Aujourd’hui, même dix huit mois après mon séjour  Kyoto, je ne sais quel mot employer pour décrire au plus juste la sensation que j’ai ressenti lorsque je me suis retrouvée, un soir du mois de mai 2013 aux alentours de 23 heures, à quelques mètres d’une , puis de plusieurs geishas à Pontocho !
 
Le  » O temps suspends ton vol » du poète français Alphonse de Lamartine aurait très bien pu avoir pour cadre ces lieux tant je me suis alors sentie transportée dans une autre époque !
 
 
Ces rencontres furtives, car si quelques Geishas m’avaient laissée les photographier, leur pose ne durait que quelques secondes, ont  exacerbé la curiosité qui m’animait déjà. 
 
 
 Mais était – il vraiment possible d’apercevoir les geishas, ailleurs que dans les ruelles de Pontocho ?
 
Cela me semblait difficile.
 
En effet, espérer les voir en privé supposait de réserver, au préalable, des soirées très onéreuses dans des ochayas.
 
 
Il fallait donc attendre les  manifestations publiques, visant à célébrer l’arrivée du printemps ou de l’automne, durant lesquelles  elles se produisent au cours de spectacles.
 
 
On était en mai.
 
 
J’ai donc cru avoir déjà raté ma chance !
 
 
Pourtant, le hasard faisant bien les choses, en ce week-end des 4 et 5  mai 2013 se déroulait alors à Kyoto la fête de Kamogawa Odori ou les danses de la Rivière Kamo.
 
ET DIEU CRÉA LE KABURENJO THEATER
 
C’est encore le directeur de l’hôtel où je logeais qui m’a conseillée de me rendre au Kaburenjo theater de Pontocho, où ces danses de la rivière Kamo sont organisées, durant un mois à la fin du printemps, depuis le XIX ème siècle, afin de pouvoir assister à une représentation d’authentiques geishas.
 
Mais à trois jours de mon départ il fallait se dépêcher car les places se vendent comme des petits pains tant cette manifestation est attendue et appréciée.
 
Aussitôt dit, aussitôt fait, l’hôtel s’est chargé de la réservation.
 
 
Deux jours plus tard, en début d’après midi, je me suis donc rendue aux abords de ce théâtre.
 
J’ai été surprise par la foule qui patientait déjà à l’extérieur : quelques touristes, certes, mais aussi beaucoup de japonais endimanchés, venus en famille.
 
 
 Les femmes et jeunes filles portaient, pour la plupart, de magnifiques kimonos !
 

 

des bonzes aux abords du théâtre

 

entrée du théâtre
 

Une cérémonie du thé où je n’ai pas vu grand chose
 
   Avant le début du spectacle à proprement dit, j’ai pu assister à une cérémonie du thé organisée dans un salon réservé à cet effet au sein même du théâtre.
 
 
Pour tout vous dire je n’ai pas vu grand chose car la salle avait été prise d’assaut dès l’ouverture des portes.
 
Je n’ai donc trouvé place qu’au fond de la salle !
 
Pas de quoi me permettre de bien suivre le cérémonial.
 
J’ai juste eu le temps de réaliser que les personnes assises au plus près de l’estrade, où se tenaient des geishas, très sérieuses et jouant leurs rôles à la perfection, avaient eu la chance d’être servies par ces dernières.
 
 
A défaut j’ai donc voulu prendre des photos, qui seraient de précieux souvenirs, en zoomant un maximum.
 
 
Mais très rapidement une dame travaillant au sein du théâtre est venue me dire que les photos étaient interdites lors de la cérémonie.
 
 
Je vous laisse imaginer ma frustration !!
 
J’allais donc devoir me contenter des quelques clichés que je venais de prendre lesquels n’étaient, ma foi, pas vraiment de toute beauté.

 

 

 

cérémonie du thé, une geisha sert une personne assise au premier rang
Il ne me restait plus qu’à boire la tasse de thé vert que l’on venait de me servir et à grignoter les petits gâteaux qui l’accompagnaient.
 
 
Voila c’était terminé. Comment dire …. Déjà ?
 
 
Moi qui voulait en apprendre davantage sur cette cérémonie du thé, c’était raté.
 
 
Cependant, petite compensation, je ne suis pas ressortie  les mains vides de cette salle !
 
 
Nous pouvions garder les sous tasses du théâtre Kaburenjo lesquelles étaient toutes signées.
 
 
Déjà mieux que rien n’est ce pas ?
 
 
 Et aujourd’hui je suis fière de proclamer à qui veut l’entendre, lorsqu’il m’arrive d’offrir du thé à mes convives à l’issue d’un repas, que cette sous tasse bleu ciel est MADE IN KYOTO, là où se produisent les si célèbres geishas 🙂
 
 
Un très beau spectacle parfaitement maîtrisé
 
 
La seconde partie de l’après midi a consisté en un spectacle de kabuki, forme de théâtre japonais, suivi de danses brillamment exécutées, sur un fond musical de luth, par les geishas.
 
Une très belle découverte que je ne peux pas véritablement partager avec vous car là encore il était interdit de prendre des photos !
 
Décidément 🙂
 
En tout état de cause, je suis heureuse d’avoir été en mesure de voir d’un peu plus près ces artistes professionnelles !
 
Trêve de bavardages, la suite en images 🙂

 

unique photo prise tout au début de la représentation

 

photos prises à l’entracte à l’intérieur du théâtre

 

magnifique coiffure !
Le Pigeon Voyageur

AUTEUR - Le Pigeon Voyageur

Et si le cœur vous en dit, vous pouvez également partager avec moi vos impressions, émotions et pourquoi pas interrogations après lecture de cet article et découverte de ces photos (toutes prises par mes soins). Alors à vos plumes !

4 Commentaires
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    Luc | Oct 23, 2014 at 22 h 45 min

    Articles très sympa! J'ai appris plein de choses sur les Geisha et les photos de yakitori m'ont donné une faim de loup!! C'est comme si on y était. Merci! 🙂

    • Le Pigeon Voyageur

      Le Pigeon Voyageur | Oct 24, 2014 at 7 h 37 min

      Merci Luc pour ce retour ! Je suis heureuse d'avoir pu te transporter virtuellement au cœur de Kyoto ! Les Geishas sont , en effet, vraiment fascinantes et les yakitoris, un pur délice ! Parole de gourmande 🙂

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      Anonyme | Oct 24, 2014 at 14 h 39 min

      Merci pour ce reportage très intéressant sur Kyoto et les Geishas, ça me donne envie d'y aller !

    • Le Pigeon Voyageur

      Le Pigeon Voyageur | Oct 24, 2014 at 15 h 00 min

      Je suis ravie d'avoir votre retour et de savoir que vous avez aimé ce billet sur Kyoto et les fascinantes Geishas ! Kyoto est une superbe ville, totalement différente de Tokyo, mais que l'on découvre avec beaucoup d'émotions ! N'hésitez pas à y aller dès que l'occasion se présentera 🙂

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