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24 HEURES PASSÉES A L’INÉDITE TOUR ROSE BY MIHOTEL & FOOD TRABOULE, MA DERNIÈRE ENCHANTERESSE ESCALE LYONNAISE

  |   ARCHITECTURE, ART & CULTURE, EUROPE, FRANCE, GASTRONOMIE, HOTELS, HOTELS ATYPIQUES, HOTELS D' EXCEPTION, Lyon, PATRIMOINE DE L'UNESCO, VOS ENVIES   |   No comment

 

Suite Volatili, MiHotel La Tour Rose

 

 

Mettant à profit une énième incursion dans la capitale des Gaules, j’ai, le week-end dernier, choisi de prendre mes quartiers à l’inédite Tour Rose by MiHotel & Food Traboule.

 

 

 

Où depuis le 15 janvier 2020 s’écrit, aux termes de colossaux travaux de rénovations initiés par les chefs Tabata & Ludovic Mey et le tandem d’entrepreneures Nathalie Grynbaum-Stéphanie Marquez, une autre page, résolument plus audacieuse, de l’histoire de la Tour Rose.

 

Institution, nichée au cœur du Vieux Lyon, qui après avoir longtemps abrité un hôtel de luxe ainsi qu’une table prisée des gourmets, tenus durant 26 ans par le chef étoilé Philippe Chavent, fut en 2017 l’objet d’une liquidation judiciaire définitive.

 

Issus du monde de la Gastronomie pour les premiers et créateurs d’un disruptif concept hôtelier implanté à Lyon pour les seconds, les 4 repreneurs ont ainsi placé la renaissance de cette adresse de caractère sous le prisme d’une innovante modernité.

 

Dont toute la singularité réside dans sa capacité à offrir aux hôtes, au sein de deux espaces distincts, des expériences sensorielles, à vivre ou non de manière autonome, mémorables.

 

Tant au niveau des papilles, grâce au spectaculaire foodcourt ayant investi le rez-de-chaussée et le premier niveau de l’historique édifice, que des pupilles, avec les magnifiques suites connectées actuellement hébergées entre les second et quatrième étage de la Maison 1.

 

Ici encore, à l’instar de la procédure mise en place au sein des premiers hébergements MiHotel, les sésames permettant d’y accéder prennent la forme (comme je l’évoquais l’été dernier ici) de plusieurs clés digitales communiquées, par mail et sms, après réservation.


Ou l’art éprouvé du check-in 2.0.

 

 Le vestibule, débouchant sur une photogénique cour intérieure, 

 

 

 

 sur lequel s’ouvre la porte d’entrée de l’hôtel donne, par sa décoration, immédiatement le ton.

 

Porte-manteaux, chapeau accroché, lumière tamisée, original papier peint et portrait immergeant en effet l’hôte dans l’atmosphère, à la fois élégante et intimiste, d’une maison de famille.

 

 

 

Ambiance que les 9 premières (en attendant l’achèvement des travaux dans les 5 dernières et le salon, pourvu d’une cuisine d’été, destiné à accueillir des événements professionnels) et spacieuses suites MiHotel La Tour Rose retranscrivent, pour l’heure, avec maestria.

 

 

 

Imaginées par l’architecte d’intérieur Nathalie Rives, avec laquelle Stéphanie Marquez et Nathalie Grynbaum avait déjà collaboré, elles :

 

Conjuguent non seulement empreintes du passé (plafonds à la française, tomettes, cheminées, miroirs anciens)

 

 

 

et équipements contemporains (aménagement, entre autre confié aux sociétés Hikko et Connect Lighting, d’installations domotiques, double douche dans certaines chambres, salles de bain signées Axor, fascinantes suspensions, produits d’accueil Nuxe);

 

 

 

Témoignent d’une esthétique soignée, allant de pair avec une attention aux moindres détails, dont la primauté des couleurs et l’omniprésence d’objets design, d’œuvres d’art et de livres constituent une vibrante illustration;

 

 

 

Se muent en écrins révélant, par le choix de tissus, papiers peints et rideaux effectué, tout l’extraordinaire savoir-faire des renommées maisons italienne Dedar, anglaise Farrow & Ball, parisienne Pierre Frey et lyonnaise Charles Jouffre ; 

 

 

 

et racontent plusieurs époques liées à ce bâtiment, de style Renaissance, parvenu à traverser le Temps. 

 

Mais tous ces dénominateurs communs ne les empêchent pas néanmoins de chacune posséder une identité propre.

 

Invitant, notamment, à un joli voyage dans les années 20, 30, 50 et 70 ou, au contraire, à une échappée en Italie ainsi que vers des horizons plus exotiques.

 

 

 

 

 

 

 

J’ai, pour ma part, eu un véritable coup de cœur pour 3 d’entre elles :

 

– la Suite Ocre reconnaissable à ses teintes ocres, son ameublement partiellement en raphia et sa double douche

 

 

 

– la Suite Bianca , duplex dont le style Art Déco et les deux chambres m’ont d’emblée séduite

 

 

 

et l’inoubliable Suite Colletore, située au dernier étage, où l’équipe MiHotel m’a fait la très agréable surprise de me surclasser.

 

 

 

Succomber au charme de cet aussi irrésistible, vaste que confortable havre de paix n’aura donc été pour moi qu’une affaire de quelques instants.

 

 

 

Il n’aurait, à vrai dire, pu en être autrement.

 

Face à la beauté, soulignée par la verrière de la salle de bains, de cette baignoire îlot; 

 

 

 

Face à cette inattendue bibliothèque

 

 

abritant des ouvrages d’Edmond Rostand ou d’Horace;

 

 

 

Face à cette envoûtante cheminée à vapeur d’eau; 

 

 

 

Face à cette très belle vaisselle;

 

 

 

Face à ce lit, indiscutable signature des alcôves MiHotel, moelleux au possible; 

 

 

 

Face, enfin, aux imprenables vues s’offrant depuis ses fenêtres :

 

Sur le pigeonnier, les façades et l’escalier en tourelle ; 

 

 

la verrière de Food Traboule,

 

 

 

les jardins et terrasses auxquels l’architecte paysagiste Jean-Baptiste Lainé est en train de redonner vie outre l’emblématique Basilique Notre Dame de Fourvière.

 

 

 

Sans que je ne me rende compte, s’évanouissait peu à peu en moi l’idée de m’extirper, ne serait ce que quelques instants, de cet exceptionnel cocon. 

 

Mais céder à cette tentation aurait signifié que je passe à côté de Food Traboule, l’autre visage de l’incroyable métamorphose opérée 22 rue du Boeuf, ce qui, à raison, me paraissait inenvisageable.

 

 

 

C’est aux talentueux chefs Tabata et Ludovic Mey, propriétaires du restaurant Les Apothicaires auquel une première étoile au Guide Michelin 2020 vient d’être décernée, que l’on doit ce projet fou.

 

 

 

 12 chefs reconnus, appartenant à la nouvelle scène gastronomique lyonnaise, y proposent, en effet, une immersion culinaire plurielle, véritable ode au bien-manger.

 

Reposant sur la mise en avant de produits locaux de qualité, issus de l’agriculture biologique, travaillés devant les clients.

 

Qu’il s’agisse, par le biais de la streetfood, de revisiter les recettes traditionnelles lyonnaises; de célébrer les produits de la mer; de faire la part belle à des spécialités venues d’autres régions françaises ( Pays Basque), de pays voisin (Italie)

 

 

ou plus lointain ( Etats-Unis); de promouvoir une créative cuisine bistronomique s’inspirant d’ici et d’ailleurs; d’offrir des mets healthy;  de ravir les becs sucrés avec d’aussi succulents que régressifs desserts, fussent ils ou non à l’assiette, glaces à l’italienne et autres douceurs.

 

Mes papilles se souviennent encore avec bonheur de la Burrata Chimichurri à damner un saint dégustée au Comptoir des Apothicaires; 

 

 

des savoureuses huîtres gratinées préparées chez Misto,

 

 

des addictives frites de quenelles de brochet accompagnées d’une mayonnaise de homard servies chez La Meunière,

 

 

 

de la délicieuse pluma ibérique snackée imaginée par Lyon’s Gastro Pub,

 

 

 

sans oublier le surprenant baba à la Chartreuse et les réconfortantes chouquettes du Coffee Shop de la Baraque à Sucre.

 

 

Un enclave où les gourmands locataires des suites MiHotel La Tour Rose se rendront avec plaisir à l’heure du petit-déjeuner, faute d’en avoir commandé un au moment de leur réservation et si après réflexion le snacking, déjà inclus dans le tarif de la nuitée et prévoyant café, thé et petites gourmandises, ne leur suffisait pas.

 

 

 

Laissez vous tenter par l’exquis chocolat chaud, à accompagner de ces divines parts de cake marbré au chocolat, viennoiseries ou autres pâtisseries, and thank me later.

 

 

 

De là à uniquement circonscrire l’attrait de Food Traboule aux divins mets qui y sont concoctés il n’y a qu’un pas que je vous exhorte cependant à ne pas franchir.

 

Car cela reviendrait à occulter la beauté du cadre, sortant indubitablement des sentiers battus, devenu, sur plus de 600 m2, le fascinant théâtre de ces éveils gustatifs.

 

Ainsi et comme pour mieux rendre hommage à la traboule, incontournable spécificité architecturale lyonnaise, la configuration des lieux, déployés sur trois niveaux, est, avec ses 7 salles, comptant deux bars et 13 corners,  une véritable incitation à l’exploration.

 

Où, tout au long de la journée, l’on s’aventure, se perd, prend place, qui pour un apéritif, un goûter, un encas ou un repas, au gré des escaliers et couloirs empruntés,

 

 

des recoins découverts, des panoramas, pour certains sur les suites Mi-Hotel,

 

 

aperçus et des différents univers, se distinguant par une décoration unique, traversés.

 

Sculpture Sion, animal mi-poisson mi-lion,  Mélanie Bourbon 

 

 

 

Salle aux allures de pièce de château dotée de murs en pierre, tapis et cheminée, 

 

 

 

Hall de gare,

 

 

 

Cabinet de curiosité,

 

 

 

Comptoir ou tables avec vue sur les cuisines ;

 

 

 

 ou majestueuse verrière, au décor végétal, inondée de lumière : 

 

 

vous aurez l’embarras du choix pour vous installer.

 

Enfin, Food Traboule peut également se targuer de faire figure d’espace engagé.

 

Non seulement parce que ses concepteurs ont tenu à y instaurer des pratiques durables (refus d’utilisation de couverts et vaisselle jetables, fontaines à eau en libre service, transformation des déchets biodégradables en compost) mais aussi parce qu’ils y emploient 8 personnes ayant le statut de réfugié.

 

Vous avez dit espace de restauration aux multiples facettes ? For sure 

 

En offrant un nouveau destin, s’inscrivant dans l’air du temps, à ce joyau patrimonial lyonnais et en mettant, parallèlement, tout en oeuvre pour préserver l’âme des lieux,  Tabata Mey, Ludovic Mey, Nathalie Grynbaum et Stéphanie Marquez ont réussi, dans le très touristique quartier Saint Jean, à faire du 22 rue du Bœuf une adresse singulière.

 

Où passé et présent se laissent indifféremment toucher du doigt; où locaux et touristes se rencontrent, où un autre aspect du dynamisme lyonnais se dévoile.

 

Dois je vous préciser que j’ai adoré ?

 

 

Le Pigeon Voyageur

AUTEUR - Le Pigeon Voyageur

Et si le cœur vous en dit, vous pouvez également partager avec moi vos impressions, émotions et pourquoi pas interrogations après lecture de cet article et découverte de ces photos (toutes prises par mes soins). Alors à vos plumes !

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