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Journal d'un Pigeon Voyageur | QUAND OLAFUR ELIASSON NOUS OFFRE UNE AUTRE PERCEPTION DU CHATEAU DE VERSAILLES
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QUAND OLAFUR ELIASSON NOUS OFFRE UNE AUTRE PERCEPTION DU CHATEAU DE VERSAILLES

  |   ART & CULTURE, EUROPE, FRANCE, île-de-france   |   4 Comments

 Fog Assembly, Bosquet de l’Etoile, Exposition Olafur Eliasson, Château de Versailles,2016

 

Il y a tout juste un an,  l’installation, dans les jardins du Château de Versailles, de Dirty Corner, l’une des sculptures de l’artiste britannique Anish Kapoor ( invité, dans le cadre des expositions annuelles d’art contemporain s’y tenant depuis 2008, à investir les lieux en 2015),  avait déclenché une vive polémique.

 

  Jugé provocateur, l’imposant « Vagin de la Reine » ( le surnom donné à cette œuvre se dressant dans la Grande Perspective) avait, ensuite et de ce seul fait, été vandalisé à trois reprises.

 

Regrettables dégradations lesquelles, contre toute attente, révélèrent alors que la page de la censure dans l’Art n’avait  malheureusement pas encore été totalement tournée en France.

 

Gageons donc, à l’heure où l’édition 2016 vient tout juste (le 7 juin dernier) d’ouvrir ses portes, que ce neuvième rendez vous culturel, faisant dialoguer Art et Histoire au cœur de l’un des sites les plus emblématiques d’Hexagone, ne soit pas émaillé d’incidents similaires.

  

Mais à vrai dire la consensualité de l’artiste (à la renommée internationale) ayant investi, jusqu’à la fin du mois d’octobre 2016, quelques salles de la demeure du Roi Soleil outre les jardins de Lenôtre devrait parer à cette éventualité.

 

Lui,  c’est l’islando-danois Olafur Eliasson.

 

Un nom que les lecteurs réguliers du blog connaissent déjà 🙂

 

En effet, Inside The Horizon ( 43 fascinantes colonnes-miroir, de couleur jaune, du Grotto de la Fondation parisienne Louis Vuitton) ainsi que la conception des façades de l’Harpa (l’atypique salle de concert de la capitale islandaise) sont deux de ses réalisations déjà évoquées, ici et , sur le blog .

 

Mais le génie artistique d’Olafur Eliasson c’est également et notamment :

 

 Weather Project, un soleil artificiel installé, en 2003, dans le Tate Modern londonien.

 

 New York City Waterfalls, des cascades créées de toutes pièces, en 2008,  sur les berges de la Big Apple.  

 

Ou encore Ice Watch, une œuvre éphémère (constituée de blocs de glace provenant de l’Arctique) exposée, à la veille de l’ouverture (en novembre 2015) de la COP 21,  sur la place parisienne du Panthéon  afin de sensibiliser  l’opinion publique aux conséquences du réchauffement climatique.  

 

A Versailles, les 8 (dont une n’était cependant plus visible lors de ma visite il y a trois jours) sculptures d’ Olafur Eliasson se caractérisent toutes par des effets visuels inattendus  qui, en modifiant voire en brouillant la perception qu’à le spectateur (selon l’endroit où il se tient et en fonction de ses mouvements) de son environnement , permettent une interaction sans cesse renouvelée  avec les œuvres en question.  

 

Et pour rendre l’expérience  encore plus enrichissante, Olafur Eliasson a délibérément choisi de mettre en exergue deux thématiques qui, en plus de lui être chères, font, par ailleurs, écho à l’Histoire même du site où se tient l’exposition.

 

Pénétrez donc au cœur même de l’édifice du Château de Versailles pour découvrir cette première grille de lecture.

 

Là, dans l’antre du roi Louis XIV (où rien n’échappait à l’œil du monarque et où, dans le même temps,  tout se faisait aux yeux de tous),  Olafur Eliasson explore la notion de lumière (et partant celle de l’astre solaire  représentant l’illustre souverain)   à travers 5 installations.

 

Ces dernières, en faisant la part belle à des jeux de miroirs lesquels  démultiplient les points de vue, deviennent source d’illusion.

 

Ainsi dans le Salon d’Hercule, déjà embelli par une toile de Veronèse et une voûte de Lemoyne,

 

 

The Curious Museum, œuvre installée derrière des fenêtres, surprend le visiteur qui ne s’attend pas (cela a été en l’occurrence mon cas) à découvrir son reflet dans un miroir et ce, en ayant l’impression d’être sur un balcon:)

 

 

Dans le Salon de l’Oeil de Bœuf,

 

 

deux étonnantes et colorées réalisations circulaires  intitulées Deep Mirror Yellow (pour l’une)

 

 

 

et Deep Mirror Black (pour l’autre) se font face 

 

   

sous le regard bienveillant des bustes du roi Louis XIV 

 

  

 

 

 Dans la Salle des Gardes du Roi, Solar Compresion, un miroir convexe éclairé par une lumière jaune, a été mon premier coup de cœur.

 

 

Mais c’est dans l’hypnotique Galerie des Glaces

 

 

que mon émerveillement est parvenu à son comble avec  Your Sens of Unity : plusieurs miroirs circulaires, entourés de led, dans lesquels se reflètent ceux de cette superbe salle. 

 

     

 

En revanche, je n’ai malheureusement pas pu voir The Gaze of Versailles, 5 ème oeuvre d’Olafur Eliasson située dans la Galerie basse du Château, car celle-ci avait (selon des informations recueillies auprès du personnel de Versailles) été retirée, en ce samedi matin,  pour des réparations.

 

Changement radical, ensuite, pour cette exposition qui se poursuit dans les jardins.

 

Le thème de la lumière abordé à l’intérieur du château cède, en effet, la place à celui de l’eau.

 

Le second exploré, ici, par Olafur Eliasson.

  

Un élément qui, là  encore, revêt une importance capitale dans l’Histoire du Château de Versailles dans la mesure où Louis XIV a, dès l’origine, souhaité que la conception de ses jardins comporte de nombreux bassins et cascades.

 

 D’ailleurs, l’engouement des visiteurs ( qui ne s’est depuis lors jamais démenti) pour les spectacles des Grandes Eaux de Versailles outre pour la mise en eau des bassins atteste de l’acuité de ce choix esthétique et artistique voulu par le Roi Soleil.

 

Si j’ai succombé au charme de Waterfall,  l’imposante cascade (concrétisant une idée jamais réalisée par André Lenotre, le paysagiste de Versailles), se trouvant dans  l’axe de la Grande Perspective,

 

   

 

, laquelle se déverse, depuis le sommet d’une grue,  dans le Grand Canal 

 

 

j’ai été littéralement fascinée par Glacial  Rock Flour Garden.

 

 Une réalisation installée dans le superbe bosquet de la Colonnade bâti, au 17 eme siècle, par Hardouin Mansart.

 

 

 

Le bassin où se dresse l’Enlèvement de Proserpine (différent de celui réalisé par Le Bernin et visible à la Galleria Borghèse de Rome) , sculptée par Girardon,  a, ainsi, été recouvert  de débris issus de la fonte des glaciers du Groenland.  

 

 

  

Mais, en définitive, c’est assurément Fog Assembly,

 

 

 qui nimbe le Bosquet de l’Etoile d’un brouillard s’échappant d’une structure circulaire, qui m’a fait vivre la plus grande expérience sensorielle au cours de cette exposition.

 

 

 

 

L’exposition Olafur Eliasson, en ce qu’elle constitue un voyage surprenant au cœur du Château de Versailles en nous ouvrant les portes de perceptions nouvelles,  mérite donc que l’on s’y attarde.

 

Art contemporain et Histoire font décidément bon ménage 🙂

 

 

 

 

 

 

 

Le Pigeon Voyageur

AUTEUR - Le Pigeon Voyageur

Et si le cœur vous en dit, vous pouvez également partager avec moi vos impressions, émotions et pourquoi pas interrogations après lecture de cet article et découverte de ces photos (toutes prises par mes soins). Alors à vos plumes !

4 Commentaires
  • Avatar

    Christophe | Juin 15, 2016 at 8 h 44 min

    super article, très original

    • Le Pigeon Voyageur

      Le Pigeon Voyageur | Juin 15, 2016 at 9 h 13 min

      Merci beaucoup Christophe ! L’exposition d’Olafur Eliasson vaut clairement le détour 🙂

  • Avatar

    Hounton | Juin 22, 2016 at 10 h 14 min

    Versailles vu aitrement, c’est super bien rédigé et ca donne envie, merci Ivy!

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