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Journal d'un Pigeon Voyageur | 48 HEURES A BARCELONE & 5 INOUBLIABLES EXPÉRIENCES SENSORIELLES
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48 HEURES A BARCELONE & 5 INOUBLIABLES EXPÉRIENCES SENSORIELLES

  |   ARCHITECTURE, ART & CULTURE, Barcelone, ESPAGNE, EUROPE, GASTRONOMIE, MUSEE, PATRIMOINE DE L'UNESCO, TOUS, VOS ENVIES   |   2 Comments

 

restaurant Enigma, première salle

 

 

Mi-janvier, onze ans après ma première visite, j’ai, le temps d’un week-end, de nouveau fait escale à Barcelone.

 

Une brève échappée que j’avais, à dessein, choisi de placer sous le double signe de l’exploration de sites dont j’ignorais encore tout outre de l’émerveillement des sens.

 

Ma vue, mon ouïe, mon odorat, mon toucher et mon goût se muant ainsi en véritables sésames grâce auxquels s’ouvriraient  à moi les portes d’univers singuliers.

 

Qu’ils soient architectural, musical, artistique ou gastronomique.

 

Il en a résulté 5 inoubliables expériences sensorielles qu’il me tardait donc de partager ici avec vous.

 

 

L’EXPLORATION DE LA CASA VICENS, PREMIER CHEF ŒUVRE MODERNISTE D’ANTONI GAUDI

 

 

 

Fin 2008, lors de mon premier séjour à Barcelone, découvrir la ville à travers les emblématiques édifices bâtis par l’incontournable et visionnaire Antonio Gaudi s’était définitivement imposé comme une priorité .

 

Du Parc Guell à la Sagrada Familia en passant par la Casa Batlo et la Casa Mila, tout n’avait alors été, à mes yeux, qu’enchantements . 

 

Cette fois ci, mes pas m’ont menée au cœur du paisible quartier de Gracia.

 

Là où la première inédite réalisation du maître, classée à l’Unesco en 2005 avant d’être, fin 2017, ouverte au public après 3 ans de restaurations, se dresse : l’atypique Casa Vicens.

 

 

 

Une résidence estivale bâtie, à la fin du 19 eme siècle, pour la famille de Manel Vicens I Montaner qui, en ce qu’elle dessine les contours d’une architecture nouvelle où mille et unes influences (notamment gréco-romaine, égyptienne ou mauresque) se mêlent, témoignait d’ores et déjà  de l’incontestable génie créatif de son concepteur.

 

 

 

Hypnotisantes façades décorées de céramiques, jardin luxuriant, superbe fumoir, envoûtants azulejos , élégante salle à manger, inattendues terrasses, magnifique salle de bain,  inoubliable toit-terrasse, recours aux couleurs et décoration imaginée dans les moindres détails rendant, notamment, hommage à la flore, à la faune, à l’Orient mais aussi à l’architecture islamique.

 

 

 

Véritable demeure-manifeste, toute l’importance de la Casa Vicens se mesure enfin à l’aune des expositions,  permanente et temporaire, visibles sur place.

 

Car elles soulignent le caractère avant-gardiste du lieu, annoncent les constructions modernistes barcelonaises à venir et mettent en perspective les réalisations de Gaudi avec l’oeuvre d’autres architectes majeurs, fussent ils ou non ses contemporains,  tels Eugène Viollet le Duc, Otto Wagner, Victor Horta ou Frank Llyod Wright.

 

Et rien que pour cette très belle immersion dans son univers, la Casa Vicens mérite amplement l’escale.

 

 

L’ÉMERVEILLEMENT DEVANT LA MAGNIFICENCE DU PALAIS DE LA MUSIQUE

 

 

 

Oeuvre de Lluis Domenech I Montaner, le Palais de la Musique, achevé en 1908 et désormais inscrit au patrimoine de l’Unesco, constitue un extraordinaire exemple du modernisme catalan.

 

Dont les façades extérieures, délicatement ouvragées, révèlent, à travers leurs sculptures, mosaïques et colonnes,  la richesse des styles architecturaux ayant présidé à son édification.

 

 

 

Mais cette somptuosité n’est, au final, qu’un avant-goût de son incomparable magnificence intérieure .

 

 

 

Lumineuse, ornée de vitraux outre de sculptures, décorée de mosaïques dévoilant le nom d’illustres compositeurs, dotée d’une acoustique exceptionnelle

 

 

 

 

et  surmontée d’une envoûtante coupole, la salle de concert du Palais de la Musique se classe indiscutablement parmi les plus extraordinaires qu’il m’ait, jusque ici, été donnée de voir.

 

 

 

Comment, en effet, ne pas se laisser éblouir par un tel chef d’oeuvre architectural ?

 

 

 

LA DÉCOUVERTE DE L’ART CONTEMPORAIN AU SUPERBE MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE BARCELONE (MACBA)

 

Joan Miro

 

Installé au cœur du quartier en pleine mutation d’El Raval, le MACBA , m’ayant rappelée le superbe Musée d’Art Moderne André Malraux (MUMA) du Havre, séduit tout d’abord par son architecture moderne, signée Richard Meier :

 

 

 

Alternance de lignes courbes et droites permettant au bâtiment, grâce aux nombreuses baies vitrées devenues sa signature, d’être baigné d’une lumière irradiante.

 

 

 

 

La sélection d’œuvres contemporaines, odes aux artistes catalans, espagnols et internationaux, présentées dans de vastes salles subdivisées en sections,  achèvent, ensuite, de ravir le cœur des visiteurs. 

 

S’attachant aux principaux courants artistiques s’étant succédé de 1929 à nos jours, les toiles, dessins et sculptures qui composent la collection permanente portent ainsi un regard sans concession sur l’Histoire (Guerre d’Espagne, mouvements des Droits Civils et de mai 68, décolonisations) , l’Urbanisme ou encore la vision de la Femme dans nos sociétés.

 

George Kondo

 

Miro, Tapiès, Basquiat, Calder, Warhol, Boltanski, Jaume ( déjà évoqué dans les billets consacrés à Nouvelle – Orléans , à Chicago   , Bordeaux) : autant de noms qui jalonnent ce parcours chronologique.

 

Jean-Michel Basquiat, King Zulu

 

Antoni Tapiès, Sudden Awakening

 

Josep Maria de Sucre

 

Miralda

 

Mais le MACBA se distingue également par la qualité des expositions temporaires qu’il accueille.

 

La très attendue rétrospective, actuellement en cours jusqu’au 22 avril 2019,  consacrée à Jaume Plensa, cet enfant du pays  dont la dernière exhibition à Barcelone remontait à plus de vingt ans, en est une vibrante illustration.

 

 

 

A l’intérieur comme à l’extérieur, ses sculptures, que le son et la lumière soulignent, entraînent, en effet,  le spectateur dans un univers interrogeant le monde, à travers des références à la poésie,  l’histoire,  l’art et le rêve, et célébrant  la représentation du corps humain outre la figure de l’Homme.

 

The heart of trees

 

Silence

 

Orphans in War

Firenze II

 

Un voyage qui m’a vraiment interpellée.

 

Enclave culturelle où les frontières géographiques sont abolies et où la pluralité de l’art contemporain s’exprime avec force, le MACBA ravira les amateurs d’Art.

 

 

L’ APPRÉHENSION DU PATRIMOINE CULINAIRE CATALAN AU MÉCONNU MARCHE COUVERT DE SANTA CATERINA

 

 

 

Impossible à Barcelone d’évoquer la gastronomie locale sans avoir quelques mots pour l’emblématique marché de la Boqueria , regorgeant de magnifiques produits et de petits restaurants, que gourmets et gourmands envahissent à raison.

 

Reste que la capitale catalane cache plusieurs dizaines d’autres marchés de produits frais tout aussi intéressants :  les touristes en moins et une authenticité  accrue en plus. 

 

Tel est le cas de celui de Santa Caterina :

 

Ouvert au milieu du 19 ème siècle, reconnaissable, depuis les travaux de rénovation effectués au début des années 2000, à son insolite toiture ondulée et colorée

 

 

 

et jouxtant le récent hôtel The Barcelona Edition.

 

Ici, pas de cohue en perspective.

 

Les étals de fruits et légumes , fruits secs, poissonniers, bouchers, fromagers et bien évidemment charcutiers s’y succèdent aux cotés d’établissements où il fait bon s’installer, dans un cadre traditionnel ou plus moderne, pour grignoter quelques tapas.

 

 

Le tout dans une ambiance chaleureuse .

 

Pour une introduction aux saveurs catalanes, difficile de rêver mieux.

 

 

LE GOÛT DE L’INÉDITE CUISINE DES FRÈRES ADRIA A L’EXCLUSIF RESTAURANT ENIGMA

 

 

ENIGMA.

 

 

Derrière ces six lettres se cache la plus exclusive table des frères (Ferran et Albert) Adria, chefs dont le nom reste indissociable de l’acclamé, en son temps (ce dernier étant dorénavant fermé), El Bulli.

 

Qui, sous les rênes de Ferran Adria, fut sacré meilleur restaurant du monde grâce à la cuisine moléculaire qu’il proposait à ses convives.

 

Mais si cette dernière n’est pas à l’ordre du jour chez Enigma, il n’en demeure pas moins que l’adresse de la rue Sepulveda partage, depuis ses débuts en 2017,  avec El Bulli le même objectif: offrir aux hôtes une expérience totalement hors du commun.

 

Et cela commence dès l’accès au restaurant dont les portes ne s’ouvrent qu’avec deux codes d’identification , strictement personnels, communiqués par l’établissement après confirmation de la réservation.

 

Vous voici donc à l’intérieur d’un mystérieux labyrinthe futuriste aux tons violet et gris, vaste de plusieurs centaines de mètres carré, où sept zones, appelées stations, se succèdent. 

 

 

Y débute une inoubliable expérience gastronomique , durant près de 4 heures, au cours de laquelle un menu unique de 40 plats, quasi exclusivement tourné vers les produits de la mer et évoluant au fil des saisons,  vous sera servi.

 

 

Du liquide, du cru, du mi-cuit, du cuit, du grillé, du croquant, du salé, du sucré.

 

 

Sous vos yeux, tels des orfèvres, les chefs

 

 

donnent naissance à d’ inattendus mets, dressés avec art dans une vaisselle fine, aux saveurs inédites et parfois très surprenantes (comme ce vol au vent réalisé à partir de cervelle de lapin cuite façon teppanyaki) .

 

Et vous invitent à deviner leurs compositions, inspirées de plusieurs horizons culinaires avec néanmoins une prédominance pour l’Asie et la Catalogne.

 

Je me souviens ainsi avec émotion de cette queue de homard grillée, de ce dashi si parfumé, de ces chips à la truffe blanche, de ces fondants sashimis de thon et des délicieuses bouchées goûtées à la station 41.

 

 

Ce bar particulièrement cosy, attenant au restaurant, où se clôt, avec brio,  l’extraordinaire échappée multisensorielle dont Enigma est le théâtre. 

 

 

En ses murs, nul besoin de préciser que les codes de la gastronomie contemporaine se trouvent définitivement bouleversés.

 

 

 

 

 

 

Le Pigeon Voyageur

AUTEUR - Le Pigeon Voyageur

Et si le cœur vous en dit, vous pouvez également partager avec moi vos impressions, émotions et pourquoi pas interrogations après lecture de cet article et découverte de ces photos (toutes prises par mes soins). Alors à vos plumes !

2 Commentaires
  • Avatar

    Reinagel Francoise | Fév 13, 2019 at 22 h 58 min

    Je ne connaissais pas le 1 ère la casa vincens,c est tentant.Le palais de la musique aussi je l avais retenu sa parait si beau.Quand au musée d art contemporain j étais juste à côté dans le raval en face de la sculpture du chat.Le marché Santa Catarina sera fait c est sur le programme et aussi le marché a l Arc de Triomphe vu que c est à côté .En fait je part avec des amies qui y vont pour la première fois donc il y aura du classique,Sagrada,parc Guell,Poble Espagnol entre autre.Merci pour les tuyaux.

    • Le Pigeon Voyageur

      Le Pigeon Voyageur | Fév 13, 2019 at 23 h 51 min

      Profitez en bien Françoise !
      Les classiques , notamment ceux qui renvoient à l’oeuvre De Gaudi, sont toujours les bienvenus 🙂 . Quant à la Casa Vicens, elle est moins connue que les autres édifices dont il est l’auteur tout simplement parce qu’elle n’est ouverte à la visite que depuis fin 2017, soit à peine un an.
      Et pour les marchés, faites tout de même un saut à la Boqueria, une adresse qui reste malgré tout magique 😄

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