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Journal d'un Pigeon Voyageur | L’ÉROTISME, NOUVELLE TENDANCE DU STREETART A BRUXELLES ?
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L’ÉROTISME, NOUVELLE TENDANCE DU STREETART A BRUXELLES ?

  |   ART & CULTURE, BELGIQUE, Bruxelles, EUROPE, TOUS, VOS ENVIES   |   2 Comments

 

Femme se masturbant, oeuvre de Bonom, Place Stéphanie, Bruxelles

 

 De sa naissance illégale, à New York, au début des années 70  à sa consécration actuelle dans les plus grandes villes du monde, l’histoire du Streetart, ce transgressif mouvement artistique ayant choisi à dessein l’espace public et plus particulièrement la rue  comme terrain d’expression, est, sans conteste,  celle d’une revanche.

 

Car avant d’acquérir les lettres de noblesse qui sont désormais  les siennes et se voir, de facto,  conférer le statut de nouvelle forme d’Art contemporain méritant d’être exposée dans les plus célèbres galeries et musées,  l’art urbain fut, pendant longtemps, largement décrié.

 

Une ère, bien heureusement, désormais révolue.

 

En témoignent l’exceptionnelle côte de quelques uns de ses plus dignes représentants, à l’instar, notamment, de Keith Haring, Jean-Michel Basquiat, Jef Aérosol, Momo,  Banksy, Shepard Fairey, JR,  Swoon ou encore Bonom, sur le marché international de l’Art outre la multiplication  des rétrospectives qui lui sont consacrées.

 

A ce propos ( j’ouvre une petite parenthèse),  aviez vous, l’an dernier, visité l’exposition Pressionisme qui se tenait à la Pinacothèque parisienne (magnifique antre culturelle dont je déplore dorénavant  la fermeture)?

 

Mettant, superbement, en lumière les graffitis sur toile l’une des multiples sous-cultures de l’art urbain, l’engouement monstre qu’elle suscita alors auprès du grand public, dont je fis partie, explique qu’ elle ait, à raison, été prolongée.

 

Si vous me suivez assidûment, ici ou sur  les réseaux sociaux du blog, ma sensibilité pour tout ce qui a trait aux murs peints, fresques, collages, affiches, tags et graffitis ne vous aura certainement pas  échappée.

 

Car les itinéraires de plusieurs de mes échappées touristiques ont clairement été influencés par l’ intérêt que je nourris pour ces œuvres, anonymes ou non, éphémères.

 

  Reykjavik,  Lisbonne,  PortoLyon mais surtout Bruxelles.

 

Indiscutablement marquée du sceau du Neuvième Art, la capitale belge peut, en effet, se targuer d’être devenue une bouillonnante scène européenne du streetart :

 

Les projets artistiques, tels Interfaces d’Urbana Project, foisonnent un peu partout dans la ville, des galeries se sont spécialisées dans l’exposition d’œuvres relevant du street art et le MIMA, un inédit musée ayant vu le jour au printemps 2016, s’attache même à faire découvrir plusieurs pans de cette riche culture urbaine à ses visiteurs.

 

D’ailleurs, c’est en explorant City Break , la première exposition temporaire (elle aussi prolongée, au vu de son succès, jusqu’au 31 décembre 2016) du MIMA dédiée au  travail de 5 sommités de ce monde artistique, que j’ai pu, entre autre, admirer les magnifiques œuvres , in situ, de l’incontournable  Swoon.

 

Mais à Bruxelles, Street Art rime, de toute évidence et en premier lieu, avec fresques.

 

Habillant indistinctement façades, toits ou murs, celles ci se découvrent aussi bien en déambulant, seul , dans la capitale, qu’en participant au parcours thématique imaginé, à ce titre, par l’Office du Tourisme de Bruxelles.

 

Mais saviez vous que, loin d’uniquement renvoyer à l’univers de la Bande Dessinée ou à des représentations, à tout le moins, plus policées, certaines de ces fresques sont explicitement érotiques ?

 

Voici les 4 que j’ai, pour ma part, découvertes lors de ma dernière escapade belge.

 

Dessinées, en 2013,  par le français Vincent Glowinski, plus connu sous son pseudonyme d’artiste Bonom, deux desdites fresques à connotation sexuelle sont les premières à être apparues, très en hauteur (impossible donc de les voir sans lever la tête), sur les façades de Bruxelles.  

 

Ainsi, à quelques pas de la Porte de Hal, l’artiste a représenté un homme âgé nu, debout et cachant ses parties intimes.

 

 

Pour ma part, j’ai davantage été interpellée par la vision squelettique de ce personnage  aux côtes largement apparentes que par sa nudité.

 

A contrario, place Stéphanie, aux abords de l’avenue Louise, impossible de ne pas dresser un parallèle entre la réaliste fresque d’une femme nue se masturbant, réalisée par Bonom, et L’Origine du Monde,  tableau du peintre Gustave Courbet qui avait, en son temps, suscité une immense controverse.  

 

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Si le public bruxellois semble s’être accommodé de ces représentations artistiques osées,  l’apparition, il y a deux mois, de  nouvelles œuvres érotiques a toutefois relancé le débat sur  la censure, fondées sur  des considérations morales, dans l’Art.

 

Il n’en fallait pas plus pour m’inciter à aller découvrir ces 2 dernières fresques qui, pour l’heure, demeurent anonymes.

 

En effet,  l’artiste Bonom, qui, dans un premier temps, s’ était vu attribuer leur paternité, a formellement démenti en être l’auteur.  

 

Alors quid de ces fresques qui suscitent autant la polémique ?

 

Il y ‘a tout d’abord l’acte de pénétration qui s’offre au regard des passants rue des Poissonniers.

 

 

 

Puis et surtout, le géant phallus, au repos,  de la barrière  Saint Gilles autour duquel toute la controverse s’est désormais cristallisée.

 

 

 Jugé  obscène par le collège communal du quartier où il a été réalisé, ce pénis sera, bientôt, effacé et  remplacé par une œuvre, plus consensuelle, d’art urbain.

 

Au grand dam néanmoins de la municipalité de Bruxelles qui, au nom de la liberté artistique, s’opposait à un tel choix.

 

Anecdotique, de prime abord, cette controverse « du pénis de Saint Gilles », pose, pourtant et encore une fois, la question de la censure artistique en 2016.

 

 L’Art peut il tout se permettre ou certaines limites doivent elles lui être imposées ? 

 

Une problématique qui n’est pas sans rappeler, coté français, les polémiques autour de Tree, l’oeuvre de Paul Maccarthy, installée Place Vendôme,  que l’artiste avait, in fine, dû démonter, à l’automne 2014, suite au courroux de ceux pour qui elle ne représentait, ni plus ni moins, qu’un vulgaire plug anal.

 

Ou celles ayant pris pour cible Dirty Corner,  également surnommée Vagin de la Reine, réalisation d’ Anish Kapoor visible, durant l’été 2015, dans les jardins du Château de Versailles .

 

A croire que l’alliance Sexe – Art, semble encore contre-nature pour beaucoup…

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Pigeon Voyageur

AUTEUR - Le Pigeon Voyageur

Et si le cœur vous en dit, vous pouvez également partager avec moi vos impressions, émotions et pourquoi pas interrogations après lecture de cet article et découverte de ces photos (toutes prises par mes soins). Alors à vos plumes !

2 Commentaires
  • Avatar

    Olivia DUMAS | Déc 2, 2016 at 10 h 49 min

    Jadore ?

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