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Journal d'un Pigeon Voyageur | SUMMER 2019 A NEW-YORK : MES NOUVELLES DÉCOUVERTES ARTY
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SUMMER 2019 A NEW-YORK : MES NOUVELLES DÉCOUVERTES ARTY

  |   AMERIQUES, ARCHITECTURE, ART & CULTURE, ETATS-UNIS, HISTOIRE & DEVOIR DE MEMOIRE, MÉMORIAUX, MUSEE, New York, VOS ENVIES   |   No comment

 

Oeuvre de Joe Iurato, hommage à Keith Haring

 Welling Court Mural Project, Queens

 

 

Il y’ a deux ans, à travers une sélection mettant aussi bien à l’honneur chefs d’œuvres classiques, sculptures habillant l’espace public que fresques de street art, je partageais, ici, mes adresses coup de cœur, alliant iconiques enclaves culturelles et lieux plus confidentiels, où découvrir l’Art à New-York.

 

A celles-ci, bien entendu toujours d’actualité, je souhaite aujourd’hui en rajouter d’autres, découvertes, il y a quelques semaines, lors de ma nouvelle échappée new-yorkaise.

 

Ou comment rappeler que l’incontournable triptyque Art Public/StreetArt/Musées ne saurait toutefois faire oublier l’existence d’incroyables galeries d’art, la récente ouverture d’un atypique centre culturel outre plusieurs magnifiques expositions temporaires, actuellement en cours, que je vous exhorte vivement, si vous le pouvez, à aller voir avant leur clôture.

 

 

L’OMNIPRÉSENCE DE L’ART PUBLIC A NEW-YORK

 

Brick House, Simone Leigh

 

 

Déambuler dans l’espace public new-yorkais c’est avoir l’assurance d’y contempler de nombreuses sculptures.

 

Qu’elles soient iconiques, tel l’Unisphère , ce globe construit pour l’Exposition Universelle de 1964 et devenu l’emblème du Flushing Meadows Corona Park.

 

 

 

 Qu’elles aient, au bord de l’East River, investi le méconnu Socrates Sculpture Park, lui aussi aménagé dans le Queens  et

 

Vessel III, Radcliffe Bailey

 

Daleesha, John Ahearn

 

Galactic Playground, Eduardo Navarro

 

 

offrant d’incomparables points de vue sur la skyline new-yorkaise .

 

 

 

Qu’elles rendent, au contraire, hommage à plusieurs figures majeures de l’Histoire américaine.

 

Fussent elles musicale, à l’instar du jazzman Duke Ellington,

 

 

 

ou historique, comme Harriet Tubman.

 

 

Cette esclave, ayant activement contribué au succès de l’Underground Railroad (réseau d’évasion clandestin, organisé par des abolitionnistes blancs et noirs-américains libres , grâce auquel plusieurs esclaves noir(es) réussirent à s’échapper des états esclavagistes du Sud) puis lutté pour l’Abolition de l’esclavage, l’obtention des Droits Civiques et les Droits des Femmes, dont l’extraordinaire histoire sera d’ailleurs prochainement portée à l’écran.

 

Ou qu’elles témoignent, enfin, du génie créatif d’artistes reconnus.

 

En attestent : la nouvelle Rose d’Iza Genzken qui, en plus d’avoir investi la cour intérieure du MOMA, se dresse désormais au cœur du Zuccotti Park; 

 

 

 

les emblématiques sculptures Love de Robert Indiana se déclinant, à présent, en 3 langues (anglais, espagnol et hébreu)

 

 

sur la High Line ou encore à tout juste quelques pas de ces derniers, sur le récent Plinth, l’inoubliable Brick House.

 

 

Un fascinant buste en bronze, célébrant la  femme noire, réalisé par Simone Leigh. 

 

 

 

DÉNICHER A NEW-YORK DE NOUVELLES ŒUVRES DE STREET ART

 

Ellis Immigrants, Kobra, hommage aux immigrants  dont le point d’entrée aux USA fut  Ellis Island

 

 

Ville de naissance du Street Art, New-York a, force est de le constater, su rester le terrain de jeu favori de nombreux artistes ayant choisi cette forme d’expression d’art contemporain. 

 

Dans le Queens, j’ai ainsi été séduite par le Welling Court Mural Project, dévoilant, chaque année, plus d’une centaine d’œuvres au cœur d’Astoria.

 

Certaines ayant notamment été réalisées par Joe Iurato, Queen Andrea ou par le renommé Bushwick Collective opérant d’ordinaire à Brooklyn. 

 

 

Toofly

 

Queen Andrea

 

 

 

Retourner dans le Lower East Side sonnait également pour moi comme une évidence, tant cet attachant quartier de la Big Apple regorge de magnifiques fresques.

 

Il suffit pour s’en convaincre de faire escale au mythique Houston Bowery Mural que Keith Haring investit, le premier, au début des années 1980.

 

Cet héritage a heureusement, depuis 2009, été pérennisé par les œuvres de JR, Laidy Aiko, Logan Hicks, Banksy, Tristan Eaton , Shepard Fairey et Queen Andrea pour ne citer qu’eux.

 

mural réalisé par Queen Andrea à l’été 2019

 

Mais les rues adjacentes réservent, elles aussi, de jolies surprises à ce titre.

 

Marylin Monroe par Zimer

 

 

 

street art dans la Freemans Alley

 

 

 

Nul doute que vous découvrirez, au gré de la promenade, les derniers chefs-d’oeuvre peints par :

 

Shepard Fairey, alias Obey Giant, sur un château d’eau 

 

Power and Equality, portrait de l’actrice engagée Rosario Dawson, enfant du Lower East Side

 

 

et  Kobra,  street artiste brésilien dont on reconnait le travail à ses gigantesques et colorés portraits de personnalités ou d’anonymes. 

 

La fresque des 27 où figurent les musiciens Kurt Cobain, Amy Winehouse, Janis Joplin Jimmy Hendrix, Jim Morrison, tous décédés à 27 ans

 

 

Et si, comme moi, vous restez béat d’admiration devant ces derniers, n’hésitez pas à poursuivre votre quête dans d’autres quartiers de Manhattan où il prend régulièrement ses quartiers.

 

Totally worth it !

 

Colors of Liberty, Soho

 

 

War is Hell Williamsburg

 

 

Stop Wars, West Village

 

 

Mount Rushmore of Art,  Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat, Frida Kahlo, Keith Haring, Chelsea

 

 

Impossible, enfin, de clore ce chapitre sans un mot pour la superbe Mosaic House se dressant, à Brooklyn,  dans le quartier de Cobble Hill. 

 

 

 

Susan Gardner, son artiste-propriétaire, a, peu avant les attentats du 11 septembre 2001, en effet, choisi de redécorer la façade extérieure de sa demeure en utilisant des objets du quotidien (boutons de vêtements, photographies , perles, coquillages, assiettes cassées, dvds, cds, miroirs, bijoux, mosaïques) récupérés chez elle ou auprès des voisins .

 

 Rappelant à la fois les constructions de l’architecte espagnol Antonio Gaudi et du postier français, s’étant mué en autodidacte bâtisseur, Facteur Cheval, le coloré édifice de la Wyckoff Street est une véritable ode à la vie, à la joie et à l’amour.

 

 

 

 

ARPENTER LES GALERIES D’ART 

 

The Wall (yellow) Mr Brainwash

 

 

Le quartier de Chelsea, et son Galleries District plus spécifiquement,  fait figure de Mecque où de nombreuses galeries de renom, Gagosian, David Zwirner et Paula Cooper notamment, se sont installées.

 

Et même si ces dernières, vacances estivales oblige, restent pour l’essentiel fermées au mois d’août, celles qui demeurent ouvertes à cette période méritent amplement l’escale.

 

A l’instar de Taglialatella, une institution dont les expositions, réunissant artistes émergents et grands maîtres, promeuvent, depuis 40 ans, Street et Pop Art avec brio,

 

Agusto Bugarin with Swatch Watch

 

escalier par Mr Brainwash (molitor)

 

La Sortie, Roy Lichtenstein

 

Americana Box, Shepard Fairey

 

ou de la Chase Contemporary.

 

The age of the monocle, Ole Aakjaer

 

Enclave certes plus récente mais dont l’aussi riche que diversifiée programmation n’a rien à envier à ses aînées.

 

Global warning, Shepard Fairey

 

Miniature Serena Pink on Pink, Carole Feuerman

 

 

Ailleurs dans le borough de Manhattan, je me réjouissais également à l’idée de me rendre à la Rosenberg & Co Gallery, ouverte en 2015, dans le Upper East Side, par Marianne Rosenberg.

 

 

 

L’illustre petite fille du renommé marchand d’art français Paul Rosenberg qui, ce faisant, poursuit une tradition familiale héritée de ses père, Alexandre,  grand-père, Paul,  grand oncle, Léonce, et  arrière grand père, Alexandre.

 

Des hommes qui, à Paris, Londres et New-York, ont contribué à écrire une nouvelle page de l’Histoire de l’Art en fondant leurs propres galeries (21 Rue la Boétie, L’Effort Moderne, Paul Rosenberg & Co) ou en reprenant les rennes de celle existant déjà.

 

 Paul Rosenberg fut, ainsi, un incontestable précurseur .

 

Lui qui :

 

Dessina les contours d’un nouveau partenariat avec les artistes qu’il représentait,

 

Choisit de miser sur l’Art Moderne (Henri Matisse, Georges Braque, Fernand Léger, Marie Laurencin, Pablo Picasso) qu’il fit aussi bien connaitre en France qu’à l’étranger,

 

Pressentant, dès le début de seconde guerre mondiale, les affres du nazisme qui s’annonçaient, décida de quitter la France, après avoir été spolié de sa galerie parisienne et de plusieurs centaines de tableaux de maître , pour s’établir à New-York avec sa famille,

 

Y repris ses activités professionnelles en ouvrant une nouvelle galerie d’art, plus tard déménagée à la 79 th Street,  à la East 57 th,

 

Mis enfin tout en oeuvre, aux lendemains du conflit, pour se voir restituer ses biens.

 

Après avoir, début 2017, exploré, au musée liégeois de la Boverie, la magnifique exposition 21 Rue la Boetie puis, en mars 2019, celle, tout aussi belle, consacrée au Marché de l’Art sous l’Occupation au Mémorial parisien de la Shoah, faire escale au 19 E 66 th Street revenait donc pour moi à toucher du doigt l’univers d’un incontournable collectionneur et marchand d’Art français.

 

Dont la petite fille continue à préserver l’esprit avant gardiste en travaillant avec des artistes contemporains .

 

Mais la galerie Roseberg & Co ayant, la veille de mon retour à New-York, malheureusement fermé ses portes pour l’été , cette visite est donc reportée sine die.

 

 

LE SHED’S BLOOMBERG BUILDING, UN NOUVEL & PLURIDISCIPLINAIRE ESPACE CULTUREL

 

le Shed (à gauche) & le Vessel (à droite)

 

 

Inauguré en avril 2019, l’exclusif Shed, conçu par le cabinet d’architecture Scofidio et Renfro, est, avec l’adjacent Vessel et l’Equinox Hotel ouvert quelques mois plus tard,  l’un des symboles du nouveau quartier, encore en construction, de Hudson Yards.

 

Dédié aux créations contemporaines, aussi plurielles soient elles, le vaste bâtiment

 

 

 

, grâce à la flexibilité de son architecture, accueille, en extérieur et en intérieur ( sur plusieurs étages),  expositions,pièces de théâtre, concerts, performances artistiques ainsi que spectacles de danse.

 

Autant de rendez-vous culturels qui ont, d’une part, vocation à faire connaitre les artistes locaux émergents et qui, d’autre part, incitent le public à profiter, via la politique d’accessibilité gratuite ou à coût réduit mise en place, desdites escales.

 

Ainsi, dans le cadre d’Open Call, programme inaugural visible du 30 mai au 25 août 2019, j’ai, non seulement, pu explorer les expositions temporaires Collision/Coalition

 

Tony Cokes Oscar Murillo

 

et Open Call : Group 2, présentant le travail de plusieurs artistes,

 

Kuye’n kegbe Kegbe, Possession of stolen gods, DaaPo reo

 

Oscar Murillo 

 

mais j’ai également eu la chance d’assister à Twogether We’re One.

 

Une incroyable performance de danse, mêlant hip hop, flexn et litefeet, présentée par It’s Showtime NYC, la plus grande compagnie de street dance new-yorkaise.

 

Je me souviens encore de la beauté des battles finales ayant, sans surprise, enflammé un public, de 7 à 77 ans, déjà conquis.

 

 

 

4 MAGNIFIQUES EXPOSITIONS A NE PAS MANQUER EN CE MOMENT 

 

Jug, Simone Leigh, Guggenheil Museum

 

 

Franchir une nouvelle fois le seuil du magnifique Guggenheim Museum ne faisait initialement pas partie de la To Do List de ma seconde escapade à New-York.

 

Mais découvrir, peu après mon arrivée dans la ville, que 3 superbes expositions y étaient alors présentées aura pourtant suffi à me faire réviser ma position.

 

A raison !

 

Car je ne pouvais pas passer à côté de :

 

 – LoopHole of Retreat (en cours jusqu’au 26 octobre 2019)

 

Offrant à Simone Leigh, dont j’avais quelques jours auparavant admiré la Brick House,  une enclave de choix où présenter, dans une ambiance sonore spécialement conçue pour l’occasion, ses monumentales sculptures.

 

La récipiendaire 2018 du prix Hugo Boss 2018, primant les artistes contemporains les plus prometteurs, y livre, en effet, une vision-ode à la femme noire, longtemps brimée, où se retrouvent aussi bien des références aux bronzes du Benin qu’aux Ménines du peintre espagnol Diego Velasquez.

 

 

Panoptica 

 

Sentinel

 

Basquiat’s « Defacement » : The Untold Story (en cours jusqu’au 6 novembre 2019)

 

 

 

A l’heure où, aux Etats-Unis, le mouvement #BlackLivesMatter pointe notamment du doigt les nombreuses violences policières dont restent à ce jour victimes les afro-américains,  l’exposition Basquiat’s Defacement, centrée autour de l’oeuvre baptisée Defacement, the death of Michael Stewart, 

 

 

 

explore une facette engagée de l’artiste.

 

Celle d’un homme qui à travers la mort, en 1983, de Micheal Stewart ( jeune artiste noir supposément arrêté par la police parce qu’il graffait dans le métro, pratique à l’époque illégale, battu à mort par ces derniers

 

Journal de Keith Haring où il évoque l’acquittement des policiers à l’origine de la mort de Michael Stewart, 1987

 

avant de décéder quelques jours plus tard) dénonce crûment les brutalités policières, en particulier, et le racisme, de manière générale, que subissent depuis des décennies les membres de la communauté afro-américaine.

 

Des réalités, à dessein occultées par la société dans laquelle il évolue, qu’il continuera, parce qu’il y a lui même été confronté, d’évoquer, afin de faire mémoire, dans son oeuvre .

 

En témoigne le tableau Irony of Negropoliceman,

 

 

oeuvre majeure (ayant fait partie de la superbe rétrospective consacrée, en 2018,  à Jean-Michel Basquiat à la Fondation parisienne Louis Vuitton   également présenté au Guggenheim dans le cadre de cette exposition.

 

Tuxedo

 

 

Aux côtés des toiles de Basquiat, d’autres émouvantes œuvres, créées par ses pairs, viennent aussi rappeler cette tragique disparition ayant provoqué une réelle onde de choc dans le milieu artistique.

 

Eric Drooker, 

Michael Stewart Usa for Africa, Keith Haring

 

Implicit Tensions: Part II (en cours jusqu’au 5 janvier 2020)

 

La seconde partie de l’exposition consacrée au photographe Robert Mapplethorpe m’a séduite en ce qu’elle met en lumière le travail de photographes contemporains dont les autoportraits et clichés reflètent l’engagement qui est le leur : affirmer, nonobstant les préjugés environnants, leur identité et ou culture.

 

J’ai ainsi eu un coup de cœur pour le travail du britanico-nigérian Rotimi Fani Kayode portant un autre regard sur l’expression de la sensualité et de la sexualité queer mais aussi sur la perception de la culture Yoruba (venue du Nigéria )

 

Rotimi Fayi-Kayode, Adebiyi

 

avant de contempler à nouveau avec plaisir les magnifiques portraits et autoportraits de la photographe activiste sud africaine Zanele Muholi (déjà évoquée ici et  ) luttant contre les discriminations vécues par la communauté queer dans son pays.

 

Ngwane I, Oslo, autoportrait Zanele Muholi

 

 

–  Beyond the Streets (en cours jusqu’au 29 septembre 2019)

 

Shepard Fairey, Fan The Flames

 

 

Ayant, depuis le mois de juin 2019, pris ses quartiers dans un imposant édifice de Williamsburg, Beyond the Streets,

 

 

qui fermera ses portes le 29 septembre après avoir été prolongée en raison de son succès, est l’une des plus spectaculaires et exhaustives expositions consacrée au Street Art qu’il m’ait jusqu’ici été donné de voir.

 

Jouissant, grâce à ses baies vitrées, de points de vue à couper le souffle sur la ville,

 

 

les deux derniers étages du bâtiment de la Kent Avenue qui lui servent d’écrin dévoilent une sélection d’œuvres réalisées par 150 artistes.

 

Autant de pionniers (Cornbread, Daze, Dondi White, Futura, Lady Pink),

 

De figures incontournables ( Jean-Michel Basquiat, Keith Haring, Swoon , Faile ,Shepard Fairey à qui une rétrospective, Facing The Giant- 3 Decades of Dissent 1989-2019, qui fut également présentée cet été à la galerie parisienne Itinerrance,  est même consacrée au sein de l’exposition)

 

Et de jeunes stars du mouvement (Vhils) qui, en usant de techniques variées, ont fait de la rue, et notamment de l’espace public new-yorkais, leur terrain d’expression privilégié.

 

Pour sensibiliser, dénoncer, faire réfléchir.

 

Al Diaz

Ces

Freight Train graffiti

 

 

Crash

 

Lady Pink

 

 

Keith Haring photographié par Martha Cooper

 

Jean-Michel Basquiat

 

 

Pat Riot

Bill Barminski

 

Gajin Fugita

 

Dabsmyla

 

Richard Coleman

 

Bast and Paul Insect Puppets

 

Chaz Bojorquez

 

Maya Hayuk

 

 

Swoon

Swoon, cette oeuvre a été reproduite dans l’exposition Time Capsule présentée cet été à Fluctuart

 

Aiko et ses œuvres rappelant les shunga (estampes érotiques japonaises). Ici, elle rappelle Le rêve de la femme du pêcheur, estampe érotique réalisée par Hokusai

 

 

Faile

 

Ron English, son oeuvre est un clin d’oeil au tableau Guernica de Pablo Picasso

 

 

Randall Harrington

 

Patrick Martinez

 

Cléon Peterson

 

Nina Chanel Abney

 

quelques œuvres issues de la rétrospective Facing The Giant-3 Decades of Dissent 1989-2019

 

 

 

EXPLORER 8 AUTRES MUSÉES NEW-YORKAIS

 

Bronx Museum, Bronx

 

Hormis les incontournables musées à visiter à New-York que j’évoquais dans ce billet publié en 2017, en voici 8 autres où mes pas m’ont, cet été, portée.

 

– New York City Museum 

 

cliché faisant partie de l’exposition Pride, photograph of Stonewall and Beyond by Fred W. MacDarrah

 

 

Dans ce magnifique musée, également situé sur le Museum Mile, 

 

 

 

Starlight, la magnifique installation conçue par le studio Joseph Cooper est suspendue au dessus de la Rotonde du musée

 

 

 

tout contribue à rendre hommage à la multiséculaire histoire de la Big Apple ainsi qu’ à célébrer les habitants qui n’ont jamais cessé de la façonner.

 

Ainsi, à travers de belles expositions temporaires (à l’instar de celle consacrée cet été au 50 ans du soulèvement de Stonewall); un documentaire (Timescapes), une maison de poupée signée Carrie Walter Stettheimer  et une riche collection permanente, rassemblant photographies, objets, tableaux, sculptures, vêtements, mobilier, documents d’archives, lettres, cartes géographiques, carte de speakeasy et vidéos; le musée de la ville de New-York :

 

S’intéresse à la transformation de cet ancien port commercial hollandais en l’influente mégalopole que l’on connait aujourd’hui;

 

Met en lumière plusieurs de ses personnalités (entre autre Susie Rocco, Jay Z, Jane Jacobs, Jackie Robinson,Alexander hamilton, Fiorello La Guardia);

 

Souligne l’importance du rôle joué par la cité dans différentes luttes ( ouvrière, pour la fin de la Prohibition, pour les droits civiques, les droits des femmes, les droits des membres de la communauté LGBT, la fin de la guerre du Vietnam ou plus récemment dans le cadre du mouvement #BlackLivesMatter ) ;

 

et rappelle son statut de haut lieu de Culture.

 

En somme un fabuleux parcours didactique qui ravira tous les amoureux de la ville.

 

 

 

 

 

 

 

 

New Museum 

 

Menesunda Reloaded, Marta Minujin

 

Si les insolites cubes empilés du New Museum, dont on doit l’esthétique aux cabinets d’architecture, tokyoite, Sanaa, et, new yorkais, Gensler, sont loin de passer inaperçus dans le paysage lowereastsidien,

 

 

 

ses expositions temporaires, célébrant exclusivement l’art contemporain venu des Etats-Unis et d’ailleurs, marquent également ceux qui y font escale.

 

J’ai pour ma part été sensible aux portraits tissés de Dietrick Brackens, évoquant la culture noire et Queer,

 

Diedrick Brackens

 

aux lumineux dessins, toiles et sculptures, donnant de la visibilité aux gens de couleur et s’interrogeant également sur l’héritage colonial anglais encore perceptible dans l’art et l’architecture, de l’artiste anglo-tanzanienne Lubaina Himid,

 

 

Three Architects, Work from underneath, Lubaina Himid

 

 

 

aux lapins en perle de Mika Rottenberg

 

NoNoseKnows

 

 

et, enfin, à la spectaculaire installation de l’artiste argentine Marta Minujin, intitulée Menesunda Reloaded, présentée pour la première fois aux Etats-Unis .

 

 Proposant une expérience immersive par moments régressives, cet étonnant labyrinthe voit se succéder chambre à coucher accueillant un couple marié, salon de maquillage, salles aux multiples miroirs cachée dans un réfrigérateur, surfaces molles

 

 

 

et, surtout, une fascinante pièce habillée de néons.

 

 

 

–  The Tenement Museum 

 

 

 

Impossible de comprendre la ville-monde qu’est New-York mais aussi la construction du pays sans explorer les exhaustifs musées d’Ellis Island et du Tenement , mettant en lumière l’histoire des millions d’immigrés qui, à la fin du 19 eme siècle, quittèrent le Vieux Continent pour commencer une nouvelle vie aux Etats-Unis.

 

Dans le Lower East Side, l’émouvant Tenement Museum, installé dans deux anciens immeubles d’habitation, sis 97 et 103 Orchard Street, permet ainsi d’appréhender plus concrètement cette réalité.

 

Car 7000 immigrés y vécurent entre 1863 et 1935 (date à laquelle l’Etat, au vu de la vétusté des lieux, expulsa les derniers occupants avant de condamner le bâtiment). 

 

 

 

A l’origine, construits sans eau courante ni électricité et dotés d’un seul lieu de commodité aménagé sur le palier de chaque étage, ces bâtiments étaient subdivisés en une vingtaine de petits appartements de 3 pièces, loués pour un loyer mensuel de 8 à 10 dollars, où s’entassaient des foyers, irlandais, italiens et juifs ashkénazes, de 3 à 10 personnes .

 

Grâce à différentes visites guidées thématiques,  leur ardu quotidien se découvre aujourd’hui en pénétrant dans l’un ou l’autre des 7 logements (où la prise de clichés est malheureusement interdite) , reconstitués avec minutie, qu’ils occupèrent alors.

 

Ayant opté pour celle baptisée « Hard Times », j’ai donc franchi, au second étage de l’immeuble du 97 Orchard Street,  le seuil des appartements de familles ayant, à des périodes différentes ( en 1873 et à la fin des années 20),  affronté puis surmonté d’importantes difficultés économiques.

 

Chez Nathalie & Julius Gumpertz, arrivés séparément de Prusse dans les années 1850, le récit s’articule très vite autour de Nathalie.

 

La mère de famille qui, après l’inattendu départ, sans laisser d’adresse, de son époux au moment de la Grande Dépression de 1873, doit subvenir aux besoins de ses 4 enfants.

 

Les photographies et documents administratifs présentés par la guide montrent qu’elle y parvient en devenant une couturière reconnue, en percevant des aides de la part d’œuvres de charité juives, en recevant en héritage une conséquente somme d’argent (pour l’époque) et en étant rapidement naturalisée américaine.

 

Avec la famille d’Adolfo et Rosaria Baldizzi, qui, sept ans après avoir quitté sa Sicile natale, s’installe, à la fin des années 20, dans un appartement plus confortable d’Orchard Street, se dessine en revanche un avenir plus incertain.

 

Marqué par les complexifications et restrictions (qui empêcheront la naturalisation de Mme Baldizzi avant la fin des années 40) apportées, sous formes de quotas d’arrivée par pays, aux lois d’immigration;  par la peur, en conséquence, d’être « déportés » vers l’Italie; par les difficultés économiques rencontrées (auxquelles palliera en partie l’aide venue des œuvres sociales) et  l’absence d’emploi liées aux conséquences du krach boursier de 1929.

 

Poignant !

 

Mais en dehors des divers Apartments Tours proposés, il est également possible de participer à des visites guidées du quartier qui, via la Culture, l’Architecture, la Gastronomie et les entreprises créées, permettent de découvrir une autre facette de ce Lower East Side que les immigrés contribuèrent indiscutablement à façonner.

 

Ou comment prendre conscience de l’inscription du Passé dans le Présent.

 

 

Museum Of Street Art (MOSA Museum)

 

 

 

En investissant la cage d’escalier de l’hôtel Citizen M Bowery, 20 street artistes, jadis membres de l’iconique collectif 5 Pointz ayant opéré, jusqu’à sa démolition en 2013, sur les murs d’une usine désaffectée du Queens , ont, sous la houlette de Joanathan Cohen alias Meres One, récemment donné naissance à l’insolite Mosa Museum.

 

 

 

Créée in situ, chaque oeuvre réalisée à l’aérosol se veut donc, indifféremment du style employé, une véritable lettre d’amour au riche, par son histoire et sa culture, quartier du Lower East Side. 

 

 

 

Comme en témoigne, sur 20 étages, le choix des personnalités, citations et lieux représentés. 

 

RuPaul, Elle

 

Meres One

Miss Liberty, Cortes

Meres One à l’extérieur de l’hôtel

 

The Frick Collection 

 

la fontaine du musée

 

L’incontournable Museum Mile new-yorkais compte une énième enclave culturelle à ne pas manquer : l’extraordinaire Frick Collection.

 

A l’inoubliable majesté des lieux, un hôtel particulier, possédant un luxuriant patio, construit au début du 20 eme siècle pour le fortuné industriel Henry Clay Frick,

 

 

 

s’ajoute, en effet, la richesse d’une collection privée présentée dans les multiples pièces et galeries, décorées avec goût, de la demeure.

 

Face aux émaux de Limoges,  porcelaines françaises,  bronzes,  mobilier de choix , sculptures, tapis orientaux et chefs d-œuvres de grand maîtres de la peinture européenne accrochés aux cimaises ( Renoir, Rembrandt, Whristler, Boucher, Goya, El Greco, Rubens, Brueghel, Tintoret, Tiepolo, Constable, Monet, , Manet, Ingres, Fragonard, Turner, Veronèse  Velasquez, Titien, Bellini, Gainsborough, Vermeer) , comment ne pas ici succomber au syndrome de Stendhal ?

 

Mon seul regret ? Qu’il soit impossible de capturer en images, à l’exception du patio, toutes ces merveilles.

 

Jewish Heritage Museum 

 

valises de déportés

 

Bénéficiant d’ une idyllique vue sur la statue de la Liberté,

 

 

le Museum of Jewish Heritage

 

wagon original de marchandises de la compagnie ferroviaire allemande utilisé par les Nazis au cours de  la seconde guerre mondiale pour déporter les populations juives , durant un trajet qui durait plusieurs jours, vers les camps de concentration et d’extermination .

Chaque wagon comprenait: à l’aller : 80 déportés, un seau pour effectuer leurs  besoins et un unique bidon d’eau et au retour : les biens volés à ces derniers dès leur arrivée dans le camp

 

 immerge le visiteur au cœur de la Culture mais également de l’Histoire Juives.

 

Une Histoire définitivement marquée par la Shoah, processus d’extermination, mis en place par les nazis, au terme duquel six millions de Juifs, dont plus d’1,1 million uniquement dans le très vaste complexe concentrationnaire d’ Auschwitz ,en Pologne, furent exterminés .

 

Jusqu’au 3 janvier 2020, la poignante exposition « Auschwitz. Not long ago. Not so far away », conçue en collaboration avec le mémorial Yad Vashem,  la maison d’Anne Frank et le musée d’Auschwitz Birkenau, raconte l’horreur de ce camp devenu l’ultime symbole de la barbarie nazie.

 

A travers  :

 

Une importante sélection d’objets personnels ayant appartenu aux déportés (lunettes, chaussures, peignes,valises, pièces d’identité, vêtements) ;  des vestiges du camp d’Auschwitz (clôture, boites de zyklon b, baraques);  des photographies prises par les Nazis (Album de Lili Jacob) ou par les troupes Russes au moment de la libération du camp le 27 janvier 1945 ;  des dessins réalisés par d’ anciens déportés ayant survécu (Felix Nussbaum, David Olère); des témoignages de survivants relatifs à la vie au camp ( sélection opérée dès l’arrivée,  tatouage, violence des kapos, faim,  sonderkommandos, marches de la mort en janvier 1945) ; des documents administratifs du camp (photographies de prisonniers, formulaires, liste des différentes catégories de déportés, informations sur les expérimentations médicales effectuées par les médecins nazis, tel Joseph Mengele, sur les prisonniers) ; des documents d’archives et des biens du commandant Rudolf Hoss, l’un des directeurs d’Auschwitz .

 

chaussure d’une déportée à Auschwitz

minute de la conférence de Wannsee, indiquant le nombre de Juifs à exterminer dans chaque pays européen, où fut décrétée la Solution Finale

 

Anne Frank

 

carte montrant les routes de déportation vers Auschwitz

 

photo issue de l’Album d’Auschwitz également appelé Album de Lili Jacob

 

Bunker 2, dessin de David Olère

le cœur d’Auschwitz

 

boites de lait condensé trouvées, en janvier 45, par les déportés, après le départ des troupes SS du camp, dans les entrepôts nazis et qu’ils partagèrent

 

mémoires rédigés par Eddy de Wind  après sa libération du camp

 

Tête d’un prisonnier d’Auschwitz , Pablo Picasso

 

déportés à la libération du camp d’Auschwitz 

 

 

Mais avant de s’attarder sur l’univers d’Auschwitz, l’instructif parcours didactique aménagé chronologiquement se penche sur l’ascension du régime nazi dans l’Allemagne des années 30; la prise du pouvoir par Adolf Hitler;  la création, dès 1933 (Dachau),  de camps de concentration en Allemagne ; la progressive mise en place de politiques antisémites (autodafés, boycotts, lois discriminatoires, spoliations,persécutions, création de ghettos) qui mènent, après la Shoah par balles pratiquée à l’est de l’Europe, à la décision de la Solution Finale et , par voie de conséquence, à la construction de camps d’extermination (situés pour l’essentiel en Pologne).

 

Une vision exhaustive de la Shoah qui ne peut laisser indifférent.

 

Enfin, avant de quitter le musée, ne manquez pas le jardin de pierres auquel l’artiste Andy Goldsworthy,  des survivants de la Shoah ainsi que leurs familles ont donné naissance.

 

Car tout en rappelant le souvenir des disparus , l’érection dudit mémorial s’inscrit aussi dans une volonté de célébrer la vie.

 

Se manifestant à travers le choix du nombre (18) de pierres , lequel renvoie au mot hébreu « chai »  signifiant la vie, et les arbres plantés en leur sein.

 

 

 

The Bronx Museum of the Arts

 

 

 

Dédié à l’Art Contemporain, ce musée du Bronx se distingue par la singularité de ses expositions temporaires.

 

Ainsi, avec « Useless Machines for Dreaming, Thinking and Seeing », carte blanche a été donnée à des artistes afin qu’ils imaginent des machines dénuées de toute utilité.

 

Une ambition, en totale contradiction avec les principes régissant notre société actuelle , qui invite néanmoins le spectateur à laisser parler ses émotions.

 

Shiu Ruey-Shiann

 

 

William Kentridge

 

A travers l’inédite rétrospective « The Life and Times of Alvin Baltrop » (en cours jusqu’au 9 février 2020), j’y ai ensuite découvert près de deux cents photographies en noir et blanc prises par ce méconnu photographe éponyme.

 

pièces d’identité d’Alvin Baltrop

 

Qui méthodiquement documenta la scène gay new-yorkaise ayant, dans les années 70-80 et en dépit du danger, fait des délabrés quais bordant le fleuve Hudson ainsi que des entrepôts désaffectés du West Side des lieux de rencontres de choix.

 

Street Scenes

 

De ses portraits affleure une incroyable sensibilité.

 

Marsha P. Johnson

soldats de la Navy

 

 

 

Queens Museum

 

 

 

Hébergé, à quelques mètres de l’Unisphère précédemment évoqué, dans un édifice érigé lors de l’Exposition Universelle de 1939, l’aussi vaste que lumineux Queens Museum dévoile

 

 

non seulement de jolies expositions temporaires, faisant la part belle à l’Art Contemporain,  

 

Relative Fields in a garden, Heidi Howard & Liz Philipps, The Large Well

 

 

 

mais peut aussi s’enorgueillir de posséder une superbe salle du Panorama où les 5 borough de New-York ont, au début des années 60, été tri-dimensuellement représentés.

 

Une maquette qui, sans l’ombre d’un doute, donne à voir la ville sous un nouveau jour.

 

 

Le Pigeon Voyageur

AUTEUR - Le Pigeon Voyageur

Et si le cœur vous en dit, vous pouvez également partager avec moi vos impressions, émotions et pourquoi pas interrogations après lecture de cet article et découverte de ces photos (toutes prises par mes soins). Alors à vos plumes !

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